Memorial Park reprend vie à Houston, marqué par un audacieux projet architectural.
Image en couverture : © Nelson Byrd Woltz
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Le restauration du Memorial Park de Houston
Avec ses 400 000 mètres carrés d’espaces verts, Memorial Park est le plus grand parc naturel de Houston, au Texas, dans le sud des USA.
Un parc qui est sur le point d’achever l’ambitieux programme de transformation dont il a fait l’objet, d’ici la fin de l’année 2022. Situé à proximité du centre de la ville, il devait s’adapter aux nouvelles exigences contemporaines sur la place de la voiture et des routes aux milieux des espaces végétaux.
Plus largement, trois instances (le Memorial Park Conservancy, le Houston Parks and Recreation Department et l’Uptown Development Authority) ont travaillé en étroite collaboration, pour mettre au point un plan directeur adéquat.
Celui-ci devait d’abord travailler à la restauration et la revitalisation du parc, largement dégradé, des infrastructures les plus simples (tables de pic-nic…) au drainage des sols.
Mais aussi être capable de prendre en compte les violentes tempêtes (comme le dévastateur ouragan « Ike » en 2008) et les sécheresse historiques qui avaient, pendant des années, dévasté les arbres et l’environnement général du Memorial Park de Houston.
Le cabinet Nelson Byrd Woltz Landscape Architects a travaillé comme concepteur principal de ce plan directeur. L’équipe dit s’être appuyée sur « un vaste processus de participation du public » et sur des recherches approfondies autour de l’écologie, mais également des études historiques. Le plan a reçu un très fort soutien de la population de Houston, et a été approuvé à l’unanimité par le conseil municipal de la ville en 2015.
Voici la vidéo du projet, publié sur le site officiel Memorial Park Conservancy :
L’architecture remarquable du Memorial Park Land Bridge
Mais un autre sujet crucial du parc devait être sa prise en compte des circulations, tant humaines qu’animales, en son sein.
L’administration locale a développé un nouveau réseau de sentiers, à la fois pour les piétons et les cyclistes, qui circulent au milieu des espaces verts du parc. Plus largement, les circulations ont toutes été retravaillées dans Memorial Park.
Mais c’est un élément d’architecture particulièrement singulier qui marquera surtout la renaissance de ce parc. Un élément qui tranche avec la culture américaine du tout-voiture, où l’environnement n’est plus la destination, mais le décor.
Le nouveau Land Bridge, construit dans le Memorial Park, compte quatre grands tunnels (deux dans chaque sens de circulation) qui mesurent respectivement 90 mètres et 140 mètres de long.
Ils servent à permettre de faire perdurer la circulation de l’autoroute (six voies) qui circule ici depuis le milieu du vingtième siècle. Ces quatre ponts permettront à plus de 55 000 véhicules de passer chaque jour, dans le parc, mais au-dessous.
Recouvrir de terre les tunnels du Land Bridge doit réduire le bruit de la circulation pour les usages, améliorant ainsi l’expérience des visiteurs, mais surtout celles des animaux sauvages qui vivent dans ce parc gigantesque (qui pourront sans risques traverser le parc d’un bout à l’autre, sans devoir passer par les six voies de l’autoroute).

Les quatre tunnels ont été bâtis grâce à un squelette de 620 arches, et se terminent à chaque extrémité par des murs aux courbes douces, ayant vocation à disparaitre dans la végétation.


Cette incrustation de la voiture dans la nature, au milieu d’un parc repensé pour une nouvelle époque, donne un signe positif d’une mentalité globale en pleine transformation, aux USA.


