Un an après son annonce, quelques évolutions sont à noter autour du projet de l’Orient Express Silenseas, attendu pour être le plus grand voilier du monde à son lancement en 2026.
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Un voilier « Orient Express »
C’était il y a un an presque jour pour jour : Accor levait le voile sur son projet de voilier « Orient Express Silenseas ». Avec au passage deux données majeures :
- La gamme Orient Express se décline dans une nouvelle gamme de voyages luxueux, allant au-delà du rail.
- Ce voilier sera « le plus grand voilier du monde ».
Sébastien Bazin, président-directeur général du groupe Accor, expliquait alors :
« Avec Orient Express Silenseas, nous ouvrons un nouveau chapitre de notre histoire : l’expérience et l’excellence du voyage de luxe transposées sur les plus belles mers du monde.
Ce voilier exceptionnel, aux racines ancrées dans l’histoire d’Orient Express, proposera un service inégalé et des espaces aux designs raffinés, rappelant l’âge d’or des croisières mythiques. L’innovation est au cœur de ce voilier ultra-moderne qui révolutionnera l’univers maritime avec des technologies inédites permettant de relever les enjeux durables. Un voilier conçu pour laisser place aux rêves, et un écrin accueillant le meilleur des savoir-faire tricolores. »

Le but est de venir succéder « 140 ans après le lancement des premiers trains de luxe Orient Express » aux légendaires wagons de Georges Nagelmackers. L’idée découle de l’histoire de l’homme qui avait découvert les États-Unis en embarquant à bord des navires transatlantiques qui faisait la liaison entre l’Europe et l’Amérique. À bord, il découvre « l’ambiance des suites luxueuses des voyageurs, aux décors fastueux, la vie mondaine des restaurants et l’atmosphère unique des salons, des bibliothèques et lieux de divertissement ».
C’est de cette expérience du voyage en mer luxueux qu’il prendra plus tard son inspiration pour lancer son train de légende, en 1883 : l’Orient Express.
Un projet qui a légèrement évolué
À l’époque, on apprend les premiers détails du projet réalisé par les français des Chantiers de l’Atlantique.
L’Orient Express Silenseas sera un voilier record aux dimensions colossales : 220 mètres de long, un tonnage de 26 600 UMS et trois voiles d’une surface de 1500 mètres carrés chacune fixées sur 3 mâts inclinables culminant à plus de 100 mètres de haut.
Un luxueux navire capable d’accueillir une large clientèle : 53 suites seront proposées, d’une superficie moyenne de 70 mètres carrés. Une légère évolution, puisque le projet de base prévoyait 54 suites.
Une Suite Présidentielle de 900 mètres carrés sera aussi mise à disposition des bourses les plus aisées. Là encore, c’est une petite évolution, puisque le projet de base évoquait une taille de 1 415 mètres carrés (avec une terrasse privée de 530 mètres carrés).
L’OES proposera aussi une large gamme d’options de divertissement : Un Amphithéâtre-Cabaret et d’un studio d’enregistrement privé. Du divertissement, mais aussi des espaces bien-être : deux piscines, des salles de sport, un spa et des espaces de soin (pour des « séances de méditation »). Y aura-t-il un espace dédié aux jeux ?

Il sera possible de s’y rafraichir dans un bar « d’inspiration speakeasy » et de dîner dans l’un de ses deux restaurants, dont les détails ne sont pas encore connus.
L’ensemble doit proposer « la quintessence du luxe, du confort absolu et du rêve ». L’aménagement des intérieurs et des décors était confié à l’architecte Maxime d’Angeac. C’est d’ailleurs à celui-ci que l’on doit les rares visuels connus du projet.

On ne sait pas encore quelle sera la capacité totale du navire, ni de combien de membres d’équipages il sera pourvu. La gamme tarifaire n’est pas non plus encore connue, même si on peut deviner qu’elle sera très élevée.
D’un point de vue énergétique et (relativement) écologique, « pour un voyage en mer plus respectueux de l’environnement », l’Orient Express Silenseas exploitera une formule hybride combinant l’énergie vélique à un moteur fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL).
Le voilier est aussi pensé au futur, et permettra l’utilisation de l’hydrogène vert « une fois les technologies admises pour un navire océanique à passagers ».
Enfin, on relèvera que Accor parle d’un « premier exemplaire » de ce « voilier du futur » attendu pour mars 2026. Un premier qui devrait donc appeler une gamme complète, mais de combien de modèles ? Un, deux, trois, voire plus ?
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