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Le cabinet lillois s’est associé à Cédric Guérin pour l’aider à concrétiser son projet paradisiaque de créer la plus grande serre du monde, dans un concept global positif écologiquement.

Image en couverture : © Opale Tropical Concept – Coldefy et Associés

La plus grande serre du monde serait un paradis de verdure

Le cabinet d’architectes « Coldefy et Associés » a fait partie du collectif d’agences pan-Européen, nommé EUROPARC, qui a remporté en 2022 le concours international organisé par le Parlement Européen pour rénover le bâtiment Paul-Henri SPAAK à Bruxelles, en Belgique. Un superbe projet, avec notamment son toit transformé en véritable parc perché, et sa fenêtre sur le parlement, dont nous faisions un sujet il y a quelques semaines (voir notre article).

Et en 2023, le cabinet devrait être derrière un projet radicalement différent, l’extraordinaire serre tropicale nommée « Tropicalia » !

Une gigantesque serre en forme de bulle, intégrée dans le relief, dans la végétation et dans le paysage de la région de Berck-sur-Mer, dans la ville de Rang-du-Fliers.
Une serre d’environ 20 000 mètres carrés, soit un peu plus de 200 mètres de long, pour plus de 100 mètres de large, au vue de la forme ovale de l’ensemble. Une superficie équivalente à celle du Jardin du Palais-Royal de Paris, pour donner une équivalence.
Tropicalia serait alors la plus grande serre tropicale du monde. Et la serre aura un dôme dont la hauteur culminera à 35 mètres de haut, permettant la croissance complète de la luxuriante végétation et des essences variées du projet, et même une cascade de 25 mètres de haut !

L’architecture finale de Tropicalia est faite pour s’assimiler au paysage : le bâtiment vient s’enchâsser partiellement dans le sol, et diminue ainsi sa hauteur réelle, et son impact sur l’environnement. D’après les responsables du projet, une fois érigée, de loin, la serre semblera « s’élever comme une légère colline ».

À l’intérieur, le sentiment d’immersion est renforcé par l’architecture de la serre. L’absence de piliers porteurs et la présence d’un mur périphérique végétalisé veulent créer une « sensation de cocon ».

Tropicalia aurait une température ventilée entre 26 et 28°C toute l’année, qui lui permettrait d’être un véritable temple de douceur pour des milliers d’espaces végétales et animales. Le lieu pourrait accueillir des centaines de papillons et oiseaux exotiques, mais aussi d’innombrables espèces animales, parmi lesquelles des caïmans, des tortues, de grandes variétés de poissons, des reptiles et des amphibiens.
En conséquence de cette faune et cette flore unique, dans un lieu si immense, Tropicalia serait une expérience multiple, qui évoluerait au fil des saisons, et dans le temps long.

Le projet a aussi des ambitions écologiques directes, avec une construction faite pour la durabilité, une ambition affichée d’atteindre la neutralité carbone, et avec la création de « plusieurs zones de refuge pour les espèces locales (avifaune, entomofaune) ». Un lieu bien sûr sans engrais chimiques ni pesticides.

L'intérieur de la bulle Tropicalia, la plus grande serre du monde, avec ses lacs.
La bulle Tropicalia, la plus grande serre du monde, vue de l'extérieur.
L'intérieur de la bulle Tropicalia, la plus grande serre du monde, avec ses passerelles surélevées en bois et sa végétation luxuriante.

Tropicalia, un onéreux projet de rêve

Tropicalia est un concept initialement pensé par le Docteur Cédric Guérin, vétérinaire, en 2011 ! L’homme explique sur le site du projet qu’il rêvait alors de « partager sa passion de la faune et la flore tropicale dans un projet dédié au plus grand nombre », et qu’il envisage alors déjà cette architecture singulière d’une gigantesque serre sphérique d’un seul tenant.

Il rencontre le cabinet « Coldefy et Associés » en 2013, entre autres recherches de partenaires divers. Le projet architectural avance vite, et c’est rapidement le sujet des financements qui devient prioritaire pour Cédric Guérin, qui crée la société de projet « Opale Tropical Concept » en 2016, et budgette alors 70 millions d’euros pour faire sortir de terre Tropicalia.
Un budget qui aurait depuis évolué à la hausse, à 90 millions d’euros désormais, dont 67 millions rien que pour la construction. Une somme colossale que « Les Echos » détaillait dans un article dédié, il y a quelques semaines, et dont il semble manquer un certain montant : 70 millions d’euros.

Pour développer les options de financement, Tropicalia met en avant des sources de revenus : outre quelques 500 000 visiteurs annuels attendus, venus chercher « un tourisme en adéquation avec les besoins de notre société », Tropicalia aurait aussi des services plus Business, comme un auditorium de 400 places et deux salles polyvalentes de 250 places, permettant d’accueillir des conférences par exemple.

Alors, Tropicalia sortira-t-elle de jour en 2023 pour devenir réellement ce projet idyllique de plus grande serre du monde ?