Acheté dans un lot d’occasion en 1997 dans une libraire de Londres, un exemplaire collector du tout premier livre Harry Potter a été vendu aux enchères cette semaine.
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Un exemplaire très rare de Harry Potter vendu aux enchères
Alors que les moldus n’ont toujours pas été asservis par l’élite que forme le Monde de la Magie (probablement à cause de l’incompétence du Ministre en place, cela va de soit), les histoires de Harry Potter continuent d’inspirer des folies.
Sorti pour la première fois le 26 juin 1997, Harry Potter and the Philosopher’s Stone (en VO) a connu une très longue succession de rééditions diverses et variées. Le tout premier tome de la saga de J.K. Rowling est aujourd’hui proposé dans des centaines de formats, traduit dans des dizaines et des dizaines de langues.
Mais les tout premiers volumes mis en vente sont eux devenus des raretés très recherchées par les collectionneurs. Dernier exemple en date ? Il y a quelques jours seulement, au Royaume-Uni. Un exemplaire de la première édition, acheté 13 pence dans une librairie, il y a 27 ans, vient d’atteindre une somme à cinq chiffres aux enchères. Le livre édité par Bloomsbury a été mis en vente chez Hansons Auctioneers, le 26 février 2024.
Et il a été adjugé 11 000 £, soit 12 850 euros. Un montant auquel s’ajoutent les frais de vente, portant la valeur finale de ce livre Harry Potter à 14 432 £, soit 16 861 euros au cours actuel.

Le livre a aussi quelques particularités, comme la mention « Uncorrected Proof Copy » sur sa couverture, ou la faute grossière dans le nom de l’autrice dès la première page « J. A Rowling ».

L’histoire derrière l’acquisition du livre en 1997
Le vendeur est un homme de 52 ans, originaire de Londres, mais qui vit aujourd’hui désormais à Bologne, en Italie. Il a acheté son exemplaire de Harry Potter and the Philosopher’s Stone dans une librairie spécialisée dans les livres d’occasion de Londres. Et il l’a acheté a priori par accident, en prenant un lot de 3 livres dont le roman faisait partie.
Il a raconté à l’occasion de cette vente événement l’histoire derrière le livre. On découvre qu’en plus d’atteindre un prix record aux enchères, ce premier tome des aventures du petit pote Potter a fait le tour du monde :
« En 1997, alors que j’avais 26 ans, je venais de rentrer au Royaume-Uni et je vivais à Crystal Palace, à Londres. Je n’avais pas beaucoup d’argent, mais j’aimais toujours m’offrir un petit tour dans les librairies d’occasion le samedi matin.
Je suis entrée dans l’une de mes adresses habituelles, l’une des librairies d’occasion situées juste à côté de la rue principale de Crystal Palace, à la recherche de livres d’Agatha Christie. Il y avait des piles de livres pêle-mêle dans des paniers posés à même le sol, avec un prix maximum de 40 pence. Le livre Harry Potter se trouvait parmi les piles – peut-être même par accident – car tous les autres étaient des Agatha Christie, Dorothy Sayers, Ngaio Marsh, etc, pour autant que je m’en souvienne.
Je l’ai acheté à la sauvette avec quelques autres titres – 40 pence pour les trois. Je ne pense même pas l’avoir regardé correctement pour dire la vérité. Depuis, il m’a suivi en Chine, à Taïwan, au Royaume-Uni et maintenant en Italie, emballé et déballé, sans jamais être lu.
Il a fini coincé derrière une étagère dans ma chambre jusqu’à ce que, sans raison valable autre que le fait que mes enfants devenaient des fans de Harry Potter, je le cherche. Même les enfants ne l’ont pas lu – ils sont quatre, âgés de 12 à 25 ans. Ils ont toujours malheureusement – ou heureusement dans ce cas – préféré les films. »
Finalement, le vendeur décide un jour de se renseigner sur la valeur théorique de son exemplaire-artefact, après avoir entendu parler dans la presse de certaines ventes record autour d’autres exemplaires rares de Harry Potter :
« Je m’ennuyais un soir et je surfais sur Internet lorsqu’un article est apparu sur les prix incroyables atteints par les livres de Potter, j’ai donc décidé de contacter Jim Spencer pour voir si mon livre pouvait avoir de la valeur. J’ai donc décidé de contacter Jim Spencer pour voir si mon livre pouvait avoir de la valeur. Le trouver au moment où je l’ai trouvé a été une chance inouïe pour laquelle je serai toujours reconnaissant et plus que surpris ».
Et il a donc finalement décidé de se séparer de sa Relique. Le fou.


