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Le directeur de la publication du Canard Réfractaire a fièrement filmé et insulté le restaurant parisien Le Relais de L’Entrecôte et ses clients, « des gros cons de bourges », diffusant la vidéo sur Twitter avant de prendre un retour de bâton en règle.

Image en couverture : Yohan Pavec / Twitter

Le directeur du Canard Réfractaire insulte le restaurant Le Relais de L’Entrecôte et sa clientèle

Sur Twitter, le 14 juillet 2023, alors que l’ambiance évolue entre le nouveau ratio d’Arkunir et les recherches du petit Emile, une vidéo du média “Le Canard Réfractaire” publiée sur Twitter par son directeur de publication Yohan Pavec fait un buzz très négatif.

L’homme se filme en plein Paris, trois ou quatre jours plus tôt, alors qu’il passe rue Saint-Benoît. Une rue où se trouve une longue file d’attente courant vers le restaurant Le Relais de L’Entrecôte. Yohan Pavec commente :

« On fait la visite à Paris là. Et ce que vous voyez juste derrière moi, c’est tout un tas de bourges, qui ressemblent plus à des bourges les uns que les autres, qui sont en train d’attendre ! Pourquoi ? On a mené notre petite enquête. »

Puis, pointant du doigt dans un geste de petit délateur excité, Yohan Pavec montre le restaurant souvent surnommé « L’Entrecôte », et explique :

« Parce que tu as un restaurant qui est là-bas, qui fait une viande un peu bizarre… Et du coup ils sont tous comme des gros cons là, là, et jusqu’au bout, jusqu’au bout, jusqu’au bout. Tous pleins de gros cons bourgeois, qui attendent juste pour manger un bout de viande. »

Yohan Pavec s’interrompt, avec un sourire sot, et jette un long regard de jugement, avant de dire : « Alors que les tacos, euh, c’est très bon, hein… en vrai. C’est pour ça on dit oui machin machin, ils sont pas plus cons que nous hein. Vous inquiétez pas hein. »

Et il conclut sa vidéo d’un menaçant : « On va les avoir. »

Un bad buzz nourri comme retour de bâton

Sauf que le restaurant en question n’est pas un restaurant chic ou haut de gamme recherché par ces « bourgeois » que détestent Yohan Pavec, mais « un restaurant pas cher » dans la lignée des très populaires Bouillons parisiens, comme le font vite remarquer plusieurs commentaires.

Et d’autres commentaires développent ensuite :

  • « Tu n’es pas au courant que l’Entrecote est à peu près le seul endroit à Paris où tu peux manger de la très bonne viande et d’excellentes frites pour 25€.C’est rempli de touristes et de gens qui veulent bien manger pour pas cher! Finalement, ils sont bien moins c*ns que ceux qui mangent des tacos degueu pour la peau des fesses! »
  • « L’Entrecote est typiquement un restaurant de classe moyenne, voire inférieure. Rien à voir avec la bourgeoisie… Sauf pour un petit bourgeois mondialiste dans le déni qui se nourrit aux tacos et aux poke bowls. »
  • « La prochaine fois il dénoncera sans doute les bourgeois qui se pressent au Bouillon Pigalle. » ou quelqu’un ajoute d’ailleurs ensuite « Et la fois suivante les bourgeois qui font la queue aux Restos du Cœur assurément. »
  • « J’adore ça ne lui est pas venu à l’idée que les gens font la queue parce que ce n’est pas très cher. »
  • « Je déteste ces personnes qui se disent de gauche et qui puent la haine et le mépris. Le pire, c’est qu’il critique un restaurant soit disant « bourgeois » (l’entrecôte) alors que ce restaurant pratique des prix bas et attire surtout des personnes de la classe moyenne. »

Enfin, certains ne cachent pas les sentiments que Yohan Pavec leur inspire. Parfois avec une certaine élégance :

  • « Si l’instruction coûte trop cher, essayez l’ignorance… »
  • « Tu es aussi utile à la société qu’un surmulot à Paris. »
  • « Pas le canard le plus malin de la marre »

Parfois avec des mots plus fleuris :

  • « Moi je vois surtout UN gros con sur la vidéo »
  • « Le tout filmé de son iPhone et posté sur twitter. Le gros con dans l’affaire c’est lui »
  • « Et leur dire en face aurait demandé l’utilisation des couilles dont tu es dépourvu. Dis moi lapinou, ça fait quoi d’être un lâche ? »
  • « Il n’y a qu’un gros con bourgeois sur la vidéo… Cherchez lequel… »
  • « Quel abruti. C’est simplement l’entrecôte, absolument pas un restaurant cher. Foutez la paix aux gens, ils font ce qu’ils veulent. Va bouffer ton tacos et n’emmerde pas les autres. »

Certains lecteurs assidus du Canard Réfractaire ont aussi marqué leur désaccord avec l’homme et son orientation extrémiste assez récente :

  • « Franchement je te suivais avec bcp d’intérêt mais pour avoir vécu 7 ans à paris … cet endroit a la file justement car c’est un endroit abordable. Les traite de Bourges et de cons … ça te rabaisse au niveau de ce que tu décries. »
  • « Vous diffusez la haine, vous affichez ce qui doit être un complexe de supériorité, refusant aux autres, toutes différences. Vous êtes la caricature de ce que vous pensez denoncer. Ce type de comportement, est ce qui a donné naissance au racisme, au sexisme, à l’homophobie à la grossophobie… »

Une orientation de plus en plus radicale que d’autres avaient déjà relevé par le passé…

Le très trouble Yohan Pavec

Car Yohan Pavec n’est pas qu’un directeur de publication malavisé qui aime beaucoup son propre visage et déteste beaucoup les humains qui veulent se nourrir le midi à Paris.

C’est aussi un militant douteux, flirtant régulièrement avec le conspirationnisme, et dont certaines directions idéologiques ont un petit goût rance à base « d’argumentaire révisionniste », comme le pointait un article dédié du site Conspiracy Watch début 2022 :

« Yohan Pavec fait le buzz avec une vidéo accusant les médias de mentir sur l’Ukraine. Une réécriture de l’histoire qui empile les contre-vérités, les amalgames… et les éléments de langage du Kremlin. »

Et les dernières vidéos de Yohan Pavec et du Canard Réfractaire ne montrent pas une ligne qui s’est adoucie en un an et demi, puisqu’ils y parlent de « vermine », de « Macron » et de la « dictature », de « coup d’état », mais aussi en vrac de « Macron », de « la Russie », de « Macron », de « Wagner » et de « l’Ukraine », de « Macron », de « Schiappa », de « Macron », de la « dilatation », de « flammes » ou encore de « Macron ».

On comprend ainsi mieux cette lueur dérangeante et dérangée dans le regard de Yohan Pavec.