Disparu vendredi dernier, Robert Badinter fait l’objet de nombreux hommages dans le pays, et de nombreux anonymes ont fleuri la porte de son domicile parisien.
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L’hommage national à Robert Badinter
La France a malheureusement appris vendredi dernier la disparition de Robert Badinter, à l’âge de 95 ans.
Celui qui fut nommé, le 23 juin 1981, garde des Sceaux, ministre de la Justice par le président de la République d’alors, François Mitterrand restera surtout connu pour son engagement en faveur de l’abolition de la peine de mort. Dans le détail, il présente son projet de loi pour l’abolition devant le Parlement en septembre 1981, et la loi est promulguée le 9 octobre.
Après l’annonce de sa disparition, une large vague d’hommages était venue accompagner cette triste nouvelle. L’actuel ministre Éric Dupond-Moretti avait ouvert les portes de la Chancellerie « pour que les Français puissent lui rendre un dernier hommage » dans le week-end.
Aujourd’hui, plusieurs centaines d’avocats et de magistrats en robe lui ont rendu hommage, au Palais de justice de Paris – Robert Badinter avait exercé 45 années au barreau de Paris. Demain, un hommage national sera rendu place Vendôme, devant le ministère de la Justice.
La dernière porte fleurie
Les riverains, les voisins et plus largement des français anonymes ont aussi apporté une autre forme d’hommage à Robert Badinter en déposant de nombreux bouquets de fleurs contre la porte de l’immeuble où vivait l’homme.
Une porte située au 38 rue Guyener, dans le 6ème arrondissement de Paris, face aux grilles du Jardin du Luxembourg. Et cette majestueuse porte bleue a été largement recouverte de fleurs colorées ces derniers jours.

Certains bouquets étaient accompagnés de petits billets d’hommages et de remerciements adressés à l’ancien Garde des Sceaux.

Un hommage anonyme qui devrait être encore visible pendant quelques jours, rue Guyener.


