D’après l’étude de l’Ifop publiée début février 2024, on découvre le détail de la sexualité des français : voici les choses à savoir !
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L’Ifop publait fin janvier 2024 une étude nommée « La “ sex recession”: quand les Français(es) font moins l’amour ».
Elle avait été réalisé entre le 29 décembre et le 3 janvier précédent, sur un échantillon de 1 911 personnes (représentatif de la population vivant en France métropolitaine âgée de 18 ans et plus).
L’activité sexuelle des français marquée par une baisse chez les jeunes
- Les français couchent de moins en moins :
Le premier chiffre à connaître, c’est le taux d’inactifs sexuellement : Un quart des français. En effet, 24% des français n’ont pas eu de rapport sexuel au cours des douze derniers mois. Un nombre d’autant plus important qu’il a fortement progressé depuis les années 70 :
- 9% en 2006 (7% des hommes, 11% des femmes)
- 9% 1992 (6% des hommes, 12% des femmes)
- 17% en 1970 (12% des hommes, 22% des femmes)
- Un phénomène encore plus marqué chez les jeunes :
Si on s’intéresse à l’âge, le phénomène est plus marqué encore :
- 5% des 18-24 ans n’avaient eu aucun rapport sur les douze derniers mois en 2006
- 28% en 2024
Alors que dans le même temps le chiffre reste sensiblement le même pour 25-34 ans, et qu’il est beaucoup plus bas :
- 5% des 25-24 ans n’avaient eu aucun rapport sur les douze derniers mois en 2006
- 6% en 2024
Voici un graphique qui donne aussi le détail des autres tranches d’âges :

- Les hommes sympathisant LFI couchent presque deux fois moins que les hommes sympathisant EELV :
51% des hommes proches des idées de la France Insoumise ont eu une relation sexuelle au cours de l’année passé, contre 90% des hommes proche des écologistes EELV.
Une observation qui s’inverse chez les femmes : 83% des femmes sympathisant LFI ont eu un rapport contre 71% des femmes sympathisant EELV.
Les dirigeants et les campagnards couchent plus
Les dirigeants d’entreprises sont ceux qui couchent le plus, devant les salariés et loin devant les chômeurs :

Une observation qui semble corrélée avec le niveau d’étude :

Et c’est à la campagne qu’on s’adonne le plus à la chose :

La fréquence baisse aussi
Chez les français ayant déclaré un rapport sexuel au cours des 30 derniers jours, on observe une petite baisse du volume de ces rapports en comparaison avec les années 70 :

Les français asexuels : Plus d’hommes chez les jeunes, plus de femmes chez les plus âgés
Une statistique qui va peut-être aller à l’encontre des idées reçues :
Parmi les 12% de personnes se considérant comme asexuelles (« qui ne ressent pas d’attirance sexuelle pour autrui et ceci de manière constante »), la moyenne est à 15% chez les femmes et 9% chez les hommes MAIS cette statistique évolue fortement avec l’âge.
Et en fait, les hommes jeunes sont plus asexuels que les jeunes femmes : 11% des hommes de 18-29 ans contre 8% des femmes et 8% des hommes 30-39 ans contre 4% des femmes. Passée la quarantaine, le chiffre s’équilibre : 9% chez les deux sexes.
Et ensuite, les femmes perdent de manière très importante un intérêt pour la sexualité :

Des disparités également par rapport aux opinions politiques :
Si on regarde les opinions politiques des asexuels, on remarque que les choses sont équilibrés entre femmes et hommes aux extrêmes : 13% des hommes et 18% des femmes côté LFI, 9% des hommes et 10% des femmes côté RN.
En revanche, on voit de très grands écarts entre les deux sexes proches des partis LR, Renaissance mais aussi EELV :
- 4% d’hommes asexuels chez les sympathisants EELV contre 21% de femmes
- 7% d’hommes asexuels chez les sympathisants Rennaissance contre 18% de femmes
- 7% d’hommes asexuels chez les sympathisants Les Républicains contre 24% de femmes

La vie sexuelle des inactifs sexuels
Enfin, 19% des femmes inactives sexuellement (depuis plus d’un an) de manière involontaire (pas asexuelles) vivent mal cette absence de vie intime à plusieurs. Ils sont 35% chez les hommes.
L’importance du sexe
19% des français jugent le sexe « Très important », 49% « Assez important », 25% peu important et 7% estiment la chose « Pas du tout important ».
Une forte disparité est observée entre femmes et hommes : 14% des femmes voient ça comme « Très important » contre 25% des hommes.
Et comme sur le sujet des populations qui couchent le plus, on voit que les dirigeants et les diplômés accordent proportionnellement plus d’importance au sexe que les employés ou chômeurs et les moins diplômés :


Chez les personnes qui accordent de l’importance à la sexualité dans leur vie, on note que plus une personne est « féministe », moins elle juge le sexe importante :



