La pollution est un fléau dans la capitale, et même l’air des stations de métro est touché par le phénomène. Voici les trois stations les plus polluées de Paris selon une étude réalisée par Airparif.
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Paris, ses monuments et sa pollution
Paris est probablement l’une des plus belles villes du monde, et sa notoriété n’est pas due qu’à la Tour Eiffel (même en feu !), au Louvre, ou à sa dette de 10 milliards d’euros.
La ville est un petit bijou dense de monuments superbes, de vieilles façades, de petits squares et de grands parcs. Une ville qu’il est agréable de parcourir à pied, en évitant soigneusement les cyclistes hystériques. Mais on n’a aussi souvent pas d’autre choix que de prendre les transports en commun.
Malheureusement, il faut oublier désormais de prendre le bus, depuis que les rues ont été rendues impraticables (comptez plus d’une heure pour faire Place d’Italie > Porte d’Italie, soit 1,4km). Alors, il reste le bon vieux métro !
Un système dense, assez fiable, et qui permet de rapidement rouler d’un point A à un point B dans la capitale sans devoir éviter cyclistes, rats et poubelles. Seulement, le métro parisien est lui aussi… pollué !
Et une étude de AirParif dévoile même les trois stations de métro les plus polluées de Paris !
Les trois stations de métro les plus polluées de Paris
Cette étude, l’agence agréée par le ministère de l’Environnement pour la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France l’a menée sur 44 stations des 397 du réseau francilien. Elle n’est donc pas exhaustive, mais représentative.
Il faut aussi noter que ces stations sont des stations de métro, mais aussi de RER et de Transiliens. Et selon Airparif, « 3 stations présentent des niveaux de pollution de l’air élevés ». Ces trois stations très pollués, toutes des stations de métro, ce sont :
- Jaurès (ligne 5)
- Belleville (ligne 11)
- Oberkampf (ligne 5)
Trois stations basées dans le nord-est de la capitale, entre le 11ème, le 19ème et le 20ème arrondissement.
Toujours selon l’étude de Airparif, 31 autres stations présentent des niveaux moyens de pollution vis-à-vis des seuils de l’ANSES. Enfin, 10 gares présentent des niveaux de pollution de l’air faibles.

Airparif indique que cette étude sera élargie au reste du réseau progressivement dans les prochains mois, et le « Top 3 des stations de métro les plus polluées de Paris » devrait évoluer en conséquence.
En juin 2022, l’ANSES avait rendu publique ses conclusions sur une pollution massive dans les transports parisiens : la forte concentration de particules fines dans le métro « nettement supérieure à celles mesurées dans l’air extérieur urbain » dépassait alors « largement les valeurs limites annuelles réglementaires pour l’air ambiant extérieur ». À l’époque, l’étude portait seulement sur neuf gares parisiennes.
L’association Respire avait porté plainte contre la RATP pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires » en 2021.
Pourquoi l’air du métro est pollué ?
La réponse est à la fois simple, et complexe.
L’une des principales raisons de la pollution de l’air dans le métro vient du système de freinage : Lorsque les trains s’arrêtent et redémarrent, ils produisent de la poussière très fine due à l’usure des freins et des rails. Cette poussière peut contenir des métaux lourds et d’autres particules fines nocives.
Le ventilation : Les réseaux de métro sont essentiellement mal ventilés, ce qui va entraîner une accumulation de polluants. La ventilation insuffisante ne permet alors pas de diluer ou d’éliminer efficacement les polluants de l’air.
Les travaux multiples qui sont réalisés partout dans le réseau (entretien, maintenance, amélioration, élargissement, etc) contribuent aussi à la pollution du réseau, surtout dans un environnement mal ventilé. Enfin, la pollution extérieure : L’air pollué de l’extérieur peut s’infiltrer dans les galeries, en particulier dans les stations proches de la surface ou celles qui ont des connexions ouvertes avec l’extérieur.
En 2019, un projet pilote a testé six machines d’Air Liquide pour filtrer l’air par « ionisation positive ». L’installation de nouveaux systèmes de freinage est également en cours. Enfin, améliorer le réseau avec des meilleures circulations de l’air est un chantier global en cours… un chantier qui pollue, lui aussi !
Retrouvez le rapport de Airparif à ce lien.


