Le groupe LVMH lance une nouvelle offre nommée Heristoria, dédiée au luxe vintage.
Image en couverture : © Heristoria
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LVMH lance Heristoria, une plateforme dédiée aux articles vintages
Alors que le vintage et la seconde main s’imposent comme des modes de consommation prioritaires parmi les plus jeunes générations, face aux externalités négatives de la consommation effrénée des 70 dernières années, de grands noms s’impliquent dans la recherche de nouvelles formes de consommations. On peut citer par exemple le choix récent de Vestiaire collective de ne plus permettre à des articles de la « fast fashion » d’être proposés sur sa plateforme.
Mais dans le monde du luxe, loin des volatilités des modes éphémères, c’est la qualité et la durabilité qui font lois. Il est bien sûr possible d’acheter un top Balenciaga 550€ et de ne le porter qu’une fois, avant de le jeter. Mais lorsqu’on achète un sac Birkin de la maison Hermes, on achète les décennies d’expériences de la marque, les milliers d’heures de création du modèle, et les centaines d’heures de réalisation et d’assemblage des différents éléments du produit final, avec l’assurance que la qualité de l’ensemble permettra à ce sac de durer des années, des décennies.
Et cette longévité si caractéristique du Luxe a aujourd’hui un nouveau partenaire de prestige, la plateforme Heristoria, du groupe LVMH. Heristoria a été lancé fin novembre 2022, et son nom, un néologisme, vient mêler « héritage » et Histoire, « storia » en latin.
Heristoria est un site marchand, proposant une sélection d’objets de différentes époques, créés par les plus grandes marques du monde. Au sein de sa « Collection », une sélection d’articles classés par décennie, de 1900 à nos jours. Heristoria veut proposer une gamme d’univers étendue, allant de la mode et la maroquinerie à la parfumerie, en comptant aussi la joaillerie et l’horlogerie, et même les alcools (vin et des spiritueux).
Dans son Manifeste, le service Heristoria explique « s’attacher aux trois piliers de la vie : le passé, le présent et l’avenir« , et se définit comme « un passeur d’histoires« . Au-delà du story-telling et des formules, une vraie proposition innovante : proposer à « chaque client de ne pas séparer l’objet de sa généalogie et à s’approprier la barque autant que son sillage« .
Et le concours du groupe LVMH et des expertises de ses différentes maisons seront de précieux alliés à cette noble ambition. L’authentification de produits de luxe datés d’un siècle est plus qu’un métier, c’est parfois une science. Derrière la plateforme Heristoria, c’est bien le groupe LVMH qui se présente en garant de l’excellence de la sélection proposée, à une clientèle exigeante.
Un projet, une équipe, et une première collection
A la genèse du projet Heristoria, une femme française, Gérosine Henriot, passée par le cabinet KPMG, Le bon marché (LVMH), et Bulgari (LVMH), dont la formation et le parcours sont d’abord le contrôle de gestion. Elle lance l’idée en 2020, et est rapidement appuyée par LVMH, et le programme « Intrapreneur DARE (Disrupt, Act, Risk to be an Entrepreneur) », qu’elle rejoint en décembre. Elle est ensuite rejoint d’abord par Laurence Mayer, puis Nicolas Forge, et les trois travaillent à matérialiser Heristoria : idée, business model, nom, sourcing des produits, authentification, crédibilité, aucun aspect n’est oublié.
Pour trouver la toute première sélection, et les suivantes, l’équipe va faire appel à toutes les options : « ventes aux enchères, coup de chance, approche par des propriétaires d’objets, archives des maisons » explique Heristoria sur son site. En fonction de la qualité des pièces obtenues, parfois datées (le fameux trésor déniché dans la malle de grand-père, au grenier), elles sont restaurées par les services de conservation des marques LVMH, qui seront également en charge des éventuelles réparations. Dans le but d’assurer le client quant à la traçabilité, la durabilité et l’authenticité des produits, Heristoria s’appuie aussi sur la blockchain Aura, une technologie développée par LVMH avec Prada et Cartier, et sécurisée par la technologie ConsenSys, et le groupe Microsoft.
A son lancement, Heristoria propose aux premiers intéressés du patrimoine issu de 21 maisons, pour une trentaine d’articles au total. Le plus vieil objet est un flacon de parfum Guerlain, réalisé par la verrerie Pochet du Courval, au tout début du XXème siècle. On trouve également :
- Une superbe malle de voyage Moynat de 1920
- Une robe noire Givenchy des années 50
- Un collier, une bague, et des boucle d’oreille FRED, des années 60
- Un jeroboam de champagne Veuve Clicquot de 1990
- Un sac de sport Berluti de début 2000
Une liste non-exhaustive qui se développera dans les prochains mois. Une nouvelle opportunité intéressante d’achats de cadeaux, mais aussi d’investissements à long terme.
Site internet : Heristoria.com


