Une oeuvre peinte par Philip Alexius de László a été massacrée par une activiste au Trinity College de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni.
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Une peinture historique taggée puis lacérée par une activiste à Cambridge
Scène choquante aujourd’hui à Cambrigde, à une petite centaine de kilomètres au nord de Londres.
Au coeur de la prestigieuse université locale, dans le célèbre Trinity College fondé en 1546 par Henri VIII, une jeune activiste a gravement attaqué un tableau de Lord Balfour (1848 – 1930).
L’oeuvre a été peinte par Philip Alexius de László, un portraitiste hongrois très connu pour ses représentations de membres éminents de la noblesse européenne :
- L’Empereur François-Joseph Ier d’Autriche (1899)
- L’Empereur allemand Guillaule II (1908)
- La Princesse Olga de Grèce et du Danemark (1922)
- Le Pape Léon XIII (1900)
- La Princesse Xenia Georgievna de Russie (1915)
- Le Prince Louis II de Monaco (1928)
- Le Roi Édouard VII du Royaume-Uni (1907)
- Le Roi George VI du Royaume-Uni (1931)

Il avait aussi réalisé en 1933 un portrait de la reine Élisabeth II lorsqu’elle avait sept ans.

L’homme a aussi peint par deux fois Arthur Balfour, dit Lord Balfour : c’est l’un de ces deux exemplaires qui était exposé jusqu’à aujourd’hui à Cambridge.
Mais dans l’après-midi, une activiste a attaqué l’oeuvre avec une bombe de peinture rouge, bombant d’abord le visage. Ensuite, elle tagge le reste de la toile, avant de la lacérer de coups de cutter dans une intention de destruction totale.
Une attaque filmée, à voir en vidéo :
Une attaque extrémiste contre Lord Balfour
La cible de cet acte criminel est donc Lord Arthur Balfour, connu et ciblé pour être signataire de la « Déclaration Balfour » de 1917 en faveur d’un « foyer national pour le peuple juif » alors qu’il est ministre des Affaires étrangères. Dans un article de novembre 2023, la BBC parlait des « 67 mots qui ont changé l’histoire du Moyen-Orient ».

Lord Balfour a également été député, et Premier ministre entre 1902 et 1905, dans une carrière politique de plus de cinquante ans.
Une cible visée par cette militante de Palestine Action, groupe qui se présente comme un « réseau démantelant la complicité britannique avec l’apartheid israélien ». En 2022 déjà, deux femmes avaient aspergé de ketchup une statue de Balfour au Parlement de Londres, avant d’être arrêtées.


