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Les maisons de disques Sony, Warner et Universal accusent Verizon d’avoir intentionnellement ignoré les abonnés qui ont piraté leurs catalogues musicaux.

Les majors de la musique, les maisons de disques Sony Music Entertainment, Universal Music Group et Warner Music Group, se sont associées pour intenter une action en justice contre l’opérateur amérivcain Verizon pour « violation de droits d’auteur ».

La plainte argue que Verizon ignore les violations de droits d’auteur de ses clients, pour en tirer profit. Les violations présumées du Digital Millennium Copyright Act concernent un total de 17 335 morceaux, pour lesquels les maisons de disques réclament jusqu’à 150 000 dollars par titre, soit 2,6 milliards de dollars au total.

Les majors affirment aussi avoir envoyé à Verizon plus de 350 000 avis d’infraction depuis 2020, qui auraient été ignorés. Elles affirment également que des milliers d’abonnés de Verizon recevraient 20 avis d’infraction, voire plus, sans répercussions sur leurs usages.

La plainte stipule que « les abonnés contrevenants ont été attirés par les services de Verizon à la fois en raison de ses politiques laxistes concernant la violation du droit d’auteur et de ses vitesses Internet plus rapides qui ont facilité l’utilisation des protocoles P2P pour ceux qui étaient prêts à payer plus. Verizon a favorisé un refuge pour les contrevenants à la lumière de ses politiques laxistes et a ainsi encouragé ses abonnés à enfreindre les lois. »

Les labels ajoutent : « Au lieu de prendre des mesures en réponse à ces avis de violation comme l’exige la loi, Verizon a ignoré les avis des plaignants et a fait l’autruche. »

Un procès qui s’ajoute à celui récemment intenté par les trois mêmes sociétés contre les startups de musique IA Suno et Udio :

Une plainte a été déposée en juin, auprès du tribunal de New York, par Sony, Universal et Warner contre Uncharted Labs, le développeur du service musical Udio AI (qui avait levé 10 millions de dollars en avril). Une autre avait été déposée auprès du tribunal de Boston contre Suno AI (qui avait levé 125 millions de dollars en mai).

Là aussi, jusqu’à 150 000 dollars par œuvre « dont les droits d’auteur ont été violés » ont été demandés.