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Une start-up française propose une plante génétiquement modifiée pour dépolluer 30x plus qu’une plante ordinaire.

Une plante d’intérieur qui dépollue vraiment ?

Il faut être concret : le mythe des plantes d’intérieur dépolluantes est une arnaque.

Les plantes qu’on vend comme capables d’absorber des composants chimiques toxiques présents dans l’air intérieur n’en captent presque aucun en condition réel : les vertus dépolluantes sont basées sur des résultats obtenus en laboratoires, dans des conditions totalement différentes d’un intérieur lambda.

De la même manière que la plupart des épices n’ont presque aucun des soit-disant bénéfices santés qu’on leur prête à longueur d’article dans les pages « healthy », « bien-être » et autre, les plantes dépolluantes ne sont que… des plantes. Et si vous voulez dépolluer votre intérieur, la meilleur manière reste de ne plus utiliser de produits chimiques polluants…!

À moins que la science s’en mêle ?

La capacité des plantes à absorber et stocker du CO2 a amené depuis plusieurs années des équipes de scientifiques à étudier leur fonctionnement. Tant pour s’en inspirer que pour envisager de s’en servir.

Et des premières plantes génétiquement modifiés, aux capacités de captation de CO2 décuplées, sont en cours de développement dans plusieurs pays.

La Neo P1 veut vraiment dépolluer les intérieurs

C’est donc dans une optique assez proche qu’une start-up française, Neoplants, s’est attelée au sujet de la dépollution, en développant un produit destiné à purifier l’air intérieur.

Un produit qui se base sur une plante génétiquement modifiée, mais également sur un pot conçu sur-mesure, destiné à capter l’air, et à permettre au substrat et au système racinaire de participer également au processus.

La plante est une variété spéciale de Pothos (ou Epipremnum aureum), une plante extrêmement commune, et largement populaire. Une plante qui fait partie des plus connues pour ses vertus dépolluantes théoriques.

La start-up s’est appuyée sur une équipe d’une vingtaine de scientifiques pour créer la « Neo P1 ». Cette plante doit capter et recycler quatre polluants d’intérieurs majeurs : le formaldéhyde, le benzène, le toluène et le xylène. Pour cela, ils ont modifié son fonctionnement métabolique, en introduisant des gènes spéciaux dans la plante, par transgenèse.

Le procédé s’appuie sur un pot spécialement conçu : Il est produit à partir de « ressources renouvelables et biodégradable », et permet une communication optimisée entre l’air à dépolluer, le substrat et les racines de la plante.

Enfin, au lieu de stocker seulement les polluants captés, la plante les transforme en eau, en sucres, en acides aminés et en oxygène.

Neoplants argue que Neo P1 serait « jusqu’à 30x plus puissante que les plantes d’intérieur ordinaires les plus dépolluantes ». La première version de cette prometteuse plante sera proposée à 179$, à partir de janvier 2023, directement sur le site de la start-up.

Et des retours d’expériences diront dans les mois suivants si la Neo P1 a de véritables effets dépolluants.