Au terme d’une enquête approfondie, Neuralink est lavée des soupçons de maltraitance animale, mais reste dans le viseur des autorités US.
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Une entreprise de Elon Musk soupçonnée de maltraitance animale
Début décembre 2022, on apprenait que Neuralink était visée par une enquête. L’énième entreprise lancée par Elon Musk, dont l’ambition est d’implanter des puces directement dans le cerveau des humains, aurait été soupçonnée de maltraitance animale.
Dans le détail, Neuralink était soupçonnée d’avoir enfreint la loi sur la protection animale, lors de plusieurs vagues de tests de ses implants cérébraux, pratiqués sur des singes et d’autres types d’animaux (des moutons et des porcs notamment).
Une enquête avait été ouverte par l’inspecteur général du département américain de l’Agriculture (USDA) à la demande d’un procureur fédéral, suite à une plainte déposée en février 2022 par le Physicians Committee of Responsible Medicine (PCRM). Une plainte qui visait Neuralink, mais aussi l’Université de Californie à Davis qui collaborait avec l’entreprise à l’époque (jusqu’en 2020).
Neuralink finalement blanchie
Mais finalement, il semble que les soupçons ne soient pas fondés, et que l’accusation s’effondre.
D’après l’agence Reuters, « le responsable de l’agence américaine chargée du bien-être des animaux a déclaré aux législateurs qu’il n’avait constaté aucune violation des règles relatives à la recherche sur les animaux au sein de la société Neuralink d’Elon Musk ». A l’exception d’un incident survenu en 2019, que l’entreprise avait déjà signalé « de manière proactive ». Sur l’ensemble des faits étudiés par les enquêteurs, étalés sur plusieurs années, quatre expériences impliquant 86 porcs et 2 singes auraient été entachées d’erreurs humaines.
D’après le secrétaire de l’agence, Thomas Vilsack, les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture (USDA) ont mené une inspection « ciblée » en réponse à la plainte citée précédemment, concernant le traitement des expériences sur les animaux par l’entreprise, mais n’ont identifié « aucun manquement à la conformité ». Une information confirmée par écrit, dans une lettre datée du 14 juillet 2023 et examinée par Reuters, destinée au membre du Congrès américain Earl Blumenauer.
Une réponse qui ne satisfait cependant pas l’instigateur de la plainte de février 2022 : Ryan Merkley, directeur de la recherche du PCRM, a déclaré que l’USDA accordait à Neuralink « un laissez-passer gratuit », d’après Reuters.
Les ennuis ne sont de plus pas terminés pour Neuralink : Le ministère des Transports cherche à savoir si l’entreprise a illégalement transporté « des agents pathogènes dangereux sur des puces retirées de cerveaux de singe sans confinement approprié ». Un problème d’autant plus pris au sérieux qu’une longue crise sanitaire est passé par là.
L’entreprise a cependant obtenu une bonne nouvelle récemment : la puissante administration américaine « Food and Drug Administration » (FDA) a accepté une demande de la société pour commencer à tester son dispositif d’implant cérébral sur des humains. Certains cobayes de Neuralink devraient donc bientôt être vus en train de jouer à Pong par la pensée.


