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Le fond d’investissement de OpenAI a commencé à investir ses 100 millions de dollars.

Open AI Startup Fund

Le fond “OpenAI Startup” est issu de OpenAI, l’entité à mi-chemin entre une entreprise et une organisation à but non-lucratif lancée par Elon Musk et Sam Altman. Précurseur dans l’intelligence artificielle, OpenAI est surtout connu du grand public pour les déclinaisons de ses logiciels Dall-E et Dall-E 2, popularisés ces derniers mois via des générateurs d’images comme MidJourney.

OpenAI Startup vient donc ajouter une corde « fond d’investissements » à OpenAI, pour pouvoir aider de jeunes pousses en « early stage » à trouver les premiers millions nécessaires à leur développement. D’après le site web officiel, OpenAI Startup a été fondé « sur la conviction que de puissants systèmes d’IA vont provoquer une explosion cambrienne de nouveaux produits, services et applications ». Les fondateurs pensent également que « les entreprises les plus durables et les plus influentes utiliseront les capacités émergentes de l’IA pour révolutionner les marchés existants et en créer de nouveaux », plutôt que de seulement améliorer ce qui est déjà possible avec les moyens actuels.

L’OpenAI Startup Fund compte une base de 100 millions de dollars, destinée à aider les entreprises travaillant sur de « l’IA » à avoir « un impact profond et positif sur le monde ». OpenAI Startup Fund ne cherche à s’associer qu’à nombre restreint de startups en phase de démarrage, et seulement dans des domaines où l’intelligence artificielle pourrait avoir un « effet transformateur ». Les auteurs citent la santé, le changement climatique et l’éducation, mais aussi le développement d’outils boostés à l’IA pouvant « donner du pouvoir aux gens en les aidant à être plus productifs ».

Détenu par OpenAI, le fond est géré par une équipe multi-spécialisée, où se mêlent des compétences dans l’investissement ou le recrutement, le Machine Learning, l’ingénierie, et la gestion des opérations. On y trouve des membres du board et de l’équipe technique d’OpenAI.

Parmi les investisseurs du fond, on retrouve Microsoft (qui propose sa plateforme cloud « Azure » aux entrants) et d’autres partenaires historiques d’OpenAI, pas précisés.

Deux premiers investissements pour Open AI Startup Fund

Après le lancement du fond par OpenAI, il y avait une attente quant aux premières entreprises à en bénéficier. Et les deux premières start-ups à en bénéficier sont Mem et Descript :

  1. Mem

Basée à Los Altos Hills, en Californie, la start-up Mem édite une application de prise de notes et de travail partage. Elle a été co-fondée par Kevin Moody et Dennis Xu, et fournit une application alimentée par l’IA qui permet à ses utilisateurs « d’amplifier leur créativité, d’automatiser les travaux et de rester organisés automatiquement ». Les utilisateurs de Mem peuvent prendre des notes, ajouter des liens et des images, via SMS, les messageries, et l’app elle-même. L’ensemble se partage ensuite via des calendriers, pour une gestion optimisée des projets.

Elle vient de lever 23,5 millions de dollars de financement, pour un montant total depuis ses débuts à 29 millions, et une évaluation « post-money » de 110 millions de dollars.

  1. Descript

Fondée en 2017 par l’ancien PDG de Groupon Andrew Mason, Descript est une plateforme d’édition audio et vidéo, destinée notamment aux podcasters et aux vidéastes, qui ne seraient pas habitué(e)s aux outils de montage professionnel. Descript permet à ses utilisateurs de « créer des transcriptions instantanées d’audio et de vidéo, qui peuvent ensuite être coupées et associées à de la musique, des photos et d’autres contenus, en utilisant le glisser-déposer ».

Descript a levé 50 millions de dollars lors d’un tour de table (en série C). Outre OpenAI, on retrouve de grands noms comme Andreessen Horowitz (a16z) et Daniel Gross (auparavant partner chez Y Combinator, où il a collaboré avec Sam Altman qui a crée OpenAI).

Brad Lightcap, le COO d’OpenAI décrit d’ailleurs Descript comme fait pour faire « tomber les barrières entre l’idée et la création en étendant les capacités d’édition vidéo à une toute nouvelle classe de créateurs. »

L’entreprise emploi déjà plus de cent personnes, dans son siège à San-Francisco, et a déjà fait de la croissance externe avec Lyrebird, en 2019.