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Tesla actualise le robot Optimus !

Le 16 mai 2023, Tesla a partagé une vidéo présentant une nouvelle version du robot Optimus, bien plus performant désormais.

Tesla a partagé une vidéo présentant une nouvelle version du robot Optimus, bien plus performant désormais.

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Le Cyber Roundup 2023 de Tesla

Il y avait du nouveau, beaucoup de nouveau (voir notre article complet dédié), du côté de Elon Musk et de Tesla, lors l’assemblée générale des actionnaires du 16 mai 2023 (le Cyber Roundup).

Tous les sujets ont été balayés :

  • L’arrivée d’ici la fin de l’année des premières livraisons de Cybertruck
  • L’avancement du reboot du Roadster, future bête de performance plus pensée pour le fun que pour la rentabilité
  • Deux nouveaux véhicules à venir, dont probablement la Tesla “pas chère” tant attendue
  • La conduite autonome qui va se généraliser et le “ChatGPT Moment” de Tesla qui va en découler d’ici quelques mois
  • La situation de Elon Musk à la tête de Tesla : il reste
  • La crise financière à venir, et ses conséquences directes sur l’entreprise et son cours

Le robot Optimus progresse

Et il y a un autre sujet sur lequel Elon Musk a fait une actualisation majeure : le robot Optimus !

Elon Musk n’a pas maché ses mots sur ce qu’il pense de l’avenir de Tesla, et du lien du futur de l’entreprise avec son robot Optimus : “Ma prédiction est que la majorité de la valeur à long terme de Tesla sera Optimus”

Et il a profité de cette AG pour dévoiler une nouvelle version du robot ! Un robot qui désormais marche de manière autonome (c’est bien le minimum) mais qui a surtout d’autres fonctionnalités nouvelles :

  • Gestion de la sensibilité :
    • Optimus peut saisir des objets de manière très délicate avec des mains de gentil robot, et accomplir des tâches avec.
    • Une jambe robotique en fonctionnement détecte instantanément un oeuf mis sous elle, et adapte son mouvement de manière fluide pour se poser dessus, sans le briser.
  • Apprentissage supervisé par un humain : Optimus peut reproduire les mouvement faits par un humain équipé de capteurs, et donc apprendre à réaliser des tâches de cette manière, comme ranger des choses (à l’aide de ses mains de gentil robot).
  • Compréhension de l’environnement : A l’aide d’une bardée de capteurs (Lidar ?), Optimus peut percevoir son environnement en 3D, ce qui lui permet d’y évoluer plus simplement.
  • Mémorisation de l’environnement : Une avancée majeure, puisque le robot voit où il est, mais surtout il mémorise ce qu’il a vu dans une carte globale. Un apprentissage par l’expérimentation, qui permettrait d’envisager un robot “plug and play” qui n’aurait pas obligatoirement à être formé avec une map 3D tierce avant d’être introduit dans un environnement (parc, immeuble, hangar…).
  • Synchronisation : A la fin de la vidéo, une armée de robot marche de manière synchronisé, avec des Cybertruck derrière eux. Une vision prophétique de la guerre “homme vs robot” qui attend l’humanité en 2050 ?

On n’a pas plus d’informations pour l’instant sur la technologie globale qui est utilisée dans le Tesla Optimus, à part qu’elle reprend l’architecture IA développée par Tesla depuis plusieurs années. Mais sur la page dédiée au recrutement de l’entreprise, Tesla explique en partie sa vision, et les profils recherchés :

“Créer un robot humanoïde polyvalent, bipède et autonome, capable d’effectuer des tâches dangereuses, répétitives ou ennuyeuses.

Pour atteindre cet objectif, il faut construire les piles logicielles qui permettent l’équilibre, la navigation, la perception et l’interaction avec le monde physique.

Nous recrutons des ingénieurs en deep learning, en computer vision, en motion planning, en contrôle, en mécanique et en logiciels généraux pour résoudre certains de nos défis d’ingénierie les plus difficiles.”

Ce qui positionne Optimus comme une somme des sujets de recherche en IA les plus chauds du moment (deep learning, computer vision), mais aussi au niveau robotique.

Reste que si Optimus marche désormais, et qu’il saisit, le mouvement est l’une des parties les plus difficiles de la robotique, comme en témoignent les décennies d’efforts que Boston Dynamics a déployé avant de proposer des robots fonctionnels, dans des environnements encore largement limités.