__


De 170km annoncé à seulement 2,4km achevé en 2030, le projet The Line vient de perdre une grande partie de son gigantisme.

Les ambitions pour The Line revues à la baisse

Bloomberg apprenait vendredi que l’Arabie saoudite a revu à la baisse ses ambitions pour la structure Neom qui doit développer de nombreux projets dans le pays dans les prochaines années.

Des projets qui comptent notamment The Line, mais aussi Trojena (une station d’altitude où le royaume veut proposer du ski en hiver), Oxagon (une infrastructure portuaire géante high tech en forme d’octogone) ou encore les différents projets du golfe d’Aqaba (dont Aquellum, Epicon et Treyam).

L’ensemble doit permettre à l’Arabie saoudite rêvée par le prince héritier Mohammed ben Salmane de s’affranchir d’une économie bien trop dépendante au pétrole, à moyen mais surtout à long terme.

The Line est – était – sans aucun doute le projet le plus extraordinaire de Neom, et plus largement de l’Arabie saoudite, et sans aucun doute le projet le plus gigantesque jamais entrepris (officiellement) par l’homme.

Une ville longue de 170 kilomètres, développée entre deux murs hauts de 500 mètres séparés l’un de l’autre par seulement 200 mètres. Une ville tout en longueur, amenée à accueillir jusqu’à « 9 millions de personnes » une fois achevée à l’horizon 2050. Mais une première ambition officielle annonçait que The Line devait accueillir 1,5 million de personnes en 2030.

Finalement, 300 000 personnes devraient vivre dans The Line dans maintenant six ans. Au mieux. Et pour cause, d’une ville de 170 kilomètres annoncées, Neom et le royaume ne s’attende plus qu’à un tronçon achevé de 2,4 kilomètres en 2030. Soit seulement 1,4% du projet initial. C’est peu.

Un projet toujours hors nome pour autant

Il faut cependant nuancer : réussir à construire une structure de 2,4 km de long, sur 500m de haut et 200m de large en huit ans dans le désert de l’Arabie saoudite relèvera de l’exploit, quoi qu’il en soit. Et surtout, ce premier tronçon apportera méthodes et informations qui permettront ensuite aux ingénieurs et aux architectes d’envisager accomplir plus rapidement le reste du chantier.

Mais il s’agit quand même d’un premier gros renoncement de la part de l’Etat. Un renoncement qui serait aussi dû à des facteurs financiers : En 2022, MBS avait déclaré que la première phase de Neom devrait coûter 320 milliards de dollars d’ici 2030. Et l’ensemble du projet Neom (incluant The Line et toutes les régions et zones citées) aurait un coût total évalué à 1 500 milliards de dollars.

C’est beaucoup d’argent investi, même pour un état richissime. Et c’est surtout un pari qui devrait être ensuite rentabilisé, mais en combien de temps ?


Vous pourriez aussi aimer :