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James David Vance, le jeune colistier de Donald Trump, est un fervent défenseur d’une économie libre et pourrait être un sérieux problème posé aux monopoles des GAFAM.

Image en couverture : Par Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America — J. D. Vance, CC BY-SA 2.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=149633340

Beaucoup de choses ont été dites sur J.D. Vance dans les dernières 48h. Depuis que le sénateur de l’Ohio, âgé de 39 ans, est devenu le colistier de Donald Trump pour la présidentielle, ce nom méconnu a été placé sur le devant de la scène internationale.

On a notamment retenu certaines sorties de James David Vance sur les réseaux sociaux, comme ce tweet posté sur X en mars dernier :

« L’administration Biden veut voir Trump mourir en prison et ruiner sa famille. C’est la plus grande attaque contre la démocratie jamais vue. »

J.D. Vance a de grands objectifs pour remodeler le pouvoir exécutif : « virer tous les bureaucrates de niveau intermédiaire, tous les fonctionnaires de l’État administratif, et les remplacer par nos gens. », a-t-il dit un jour.

Seulement, si c’est le livre « Hillbilly Elégie », publié en 2016, qui l’a fait connaître, on doit jeter un oeil sur sa carrière et sur les liens qu’il y a tissé, et en particulier dans la tech’ américaine. Ses liens avec la Silicon Valley sont assez étroits.

D’abord, Peter Thiel (connu en France pour vouloir être cryogénisé, notamment) a joué un rôle important dans l’élection au Sénat américain il y a deux ans de J.D. Vance, car ce dernier est un ancien employé de Thiel.

Après avoir travaillé pour Peter Thiel, Vance a travaillé dans une société d’investissement fondée par le cofondateur d’AOL, Steve Case. Il a ensuite créé sa propre société d’investissement avec le soutien de Peter Thiel, mais aussi d’Eric Schmidt (PDG de Google pendant dix ans) et de Marc Andreessen (fondateur du fonds américain A16Z).

Peter Thiel et Marc Andreessen sont tous deux des investisseurs de longue date de Facebook (Andreessen est d’ailleurs toujours membre du conseil d’administration de Meta Platforms). Mais cela n’a pas influencé la réflexion de Vance sur Meta : pendant et après sa campagne sénatoriale, il s’est insurgé contre les géants des réseaux sociaux telles que Meta, qui, selon lui, censuraient injustement le contenu favorable aux conservateurs, « comme les informations présentes sur l’ordinateur portable de Hunter Biden » expliquait récemment The Information.

J.D. Vance a aussi semblé accuser le CEO de Meta, Mark Zuckerberg, d’avoir fait influencer les élections de 2020 en finançant certains agents électoraux, notamment en leur fournissant des équipements pour traiter les bulletins de vote par correspondance, et des équipements de protection pour empêcher la propagation du Covid-19.

Il a également déclaré récemment que la chef de la Commission fédérale du commerce de Joe Biden, Lina Khan, qui a poursuivi Meta et Amazon pour des violations présumées des lois antitrust, « faisait du très bon travail ». On peut imaginer que Zuckerberg ne sera pas ravi de devoir traiter avec J.D. Vance à la Maison Blanche si Trump gagne à l’automne prochain.

Les opinions publiques de Vance reflètent l’état d’esprit d’un investisseur avisé en capital-risque, qui souhaite généralement que les petites entreprises et ls jeunes pousses aient une chance de se battre contre les grandes entreprises matures.

Voici ce que Vance disait à propos de la politique antitrust :

« La question fondamentale pour moi est de savoir comment construire un marché concurrentiel qui soit favorable à l’innovation, favorable à la concurrence, qui permette aux consommateurs d’avoir les bons choix et qui ne soit pas tellement obsédé par le pouvoir de fixation des prix au sein du marché qu’il ignore toutes les autres choses qui comptent vraiment. »

Cela suggère que la politique antitrust ne changerait pas autant que certains géants pourraient l’espérer sous une éventuelle seconde administration Trump.

De quoi donner quelques sueurs froides à Google, mais aussi Apple et Microsoft, et bien sûr à Meta. Est-ce que ça peut en revanche bénéficier à Elon Musk, qui fêtera bientôt ses deux ans comme propriétaire de Twitter/X ?