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Après une décennie à faire rêver et à initier l’innovation dans le domaine de la robotique humanoïde, Boston Dynamics annonce l’heure de la retraite pour Atlas.

On parlait il y a quelques mois de Apollo, le robot humanoïde de Apptronik.

Plus récemment, ce sont les investissements de Microsoft et OpenAI dans Figure et son robot Figure 01 qui ont fait parler : les deux géants de l’IA ont l’ambition d’intégrer leurs modèles (et leurs hallucinations) dans des robots pour… On ne sait pas encore, pour être honnête.

Mais surtout, c’est la visibilité qu’offre la progression fulgurante du robot Optimus de Tesla qui sert de moteur au marché. D’autant que Elon Musk lui ne cache pas ses ambitions pour le marché de la robotique : il voit dans les robots un relai aux voitures et un marché encore vierge qui pèsera des dizaines de milliards de dollars dans la décennie à venir.

Mais avant Optimus, avant Figure, avant Apollo, on avait longtemps parlé de Atlas, l’impressionnant robot bipède développé par Boston Dynamics.

La société basée à Waltham, dans le Massachusets, était d’ailleurs en avance  sur le marché, et avait présenté le tout premier Atlas le le 11 juillet 2013. Elle s’est associée à la DARPA pour le développement précoce d’Atlas, dans le cadre du DARPA Robotics Challenge (DRC), un concours destiné à accélérer le développement de matériel robotique avancé, mais aussi travailler les logiciels, les capteurs et les interfaces de contrôle.

Et si pendant une décennie Boston Dynamics a fait évoluer et progresser le robot Atlas, son système hydraulique est devenu avec les années au moins désuet, voire obsolète, par rapport aux normes robotiques contemporaines.

Aussi, la société regarde désormais vers l’avenir et a annoncé aujourd’hui venue l’heure de la retraite pour Atlas :

« Pendant près d’une décennie, Atlas a stimulé notre imagination, inspiré les prochaines générations de roboticiens et franchi les barrières techniques sur le terrain. Il est maintenant temps pour notre robot hydraulique Atlas de se détendre. »

La société a accompagné ces (tristes) mots d’une vidéo de célébration d’Atlas à ne surtout pas manquer :

Bon vent, Atlas.