L’histoire complète, étape par étape, du départ de Sam Altman de son poste de CEO d’OpenAI le 17 novembre 2023, jusqu’à son retour, le 22 novembre.
Auteur / Autrice :
Le feuilleton complet du départ de Sam Altman d’OpenAI, et de son retour
La vente prévue des actions d’OpenAI, qui valoriserait la start-up environ 86 milliards de dollars, semblait compromise, lorsque les salariés ont appris le licenciement de leur CEO Sam Altman, dans la journée du vendredi 17 novembre 2023.
Des employés qui ont appris la nouvelle à peu près en même temps que le reste du monde, les utilisateurs, les observateurs, les investisseurs, et même Satya Nadella, CEO de Microsoft (qui possède LinkedIn), qui a investi ces dernières années entre 11 et 13 milliards de dollars dans OpenAI.
On comprend donc que ce dernier a été très désagréablement surpris, d’autant qu’il est l’un des plus fidèles soutiens de Sam Altman, avec qui il partageait la scène quelques jours plus tôt lors du OpenAI DevDay (le 6 novembre). Mais même en possédant 49% de OpenAI, Microsoft et Satya Nadella n’avaient pas de siège au Conseil d’administration de l’entreprise.
Un CA composé alors de six personnes :
- Greg Brockman, co-fondateur d’OpenAI et Président du Board
- Sam Altman, co-fondateur d’OpenAI et CEO
- Ilya Sutskever, co-fondateur d’OpenAI et
- Adam d’Angelo
- Helen Toner
- Tasha McCaulen

Pourquoi Microsoft n’avait pas de siège au conseil d’administration d’OpenAI ?
OpenAI est désormais très connu pour ChatGPT, et les modèles GPT-3.5 et GPT-4 qui l’alimentent. La start-up d’intelligence artificielle édite aussi Dall-E, un générateur d’image devenu finalement très performant dans sa dernière version, après avoir été très à la traine par rapport à Midjourney ou encore Stable Diffusion.
Fondé en 2015 par Elon Musk, depuis parti (en 2018), OpenAI a radicalement évolué ces dernières années : En 2019, l’organisation à but non lucratif initiale a créé une branche à but lucratif, capable de lever les capitaux indispensables pour acquérie (ou louer) les ressources informatiques nécessaires au développement des modèles d’IA.
OpenAI avait alors clairement indiqué, lorsqu’elle a annoncé sa branche à but lucratif, que sa mission principale restait la création d’une IA « sûre et bénéfique ». C’est pourquoi l’organisation à but non lucratif contrôle la structure à but lucratif.
C’est également la raison pour laquelle seuls les membres du conseil d’administration sans intérêt financier dans OpenAI peuvent voter sur des décisions où les intérêts des investisseurs et la mission de l’organisation à but non lucratif peuvent entrer en conflit.
Voici donc pourquoi Microsoft, malgré des milliards investis et sa proportion quasi-majoritaire au capital, n’avait pas de sièges au CA d’OpenAI. Parmi les autres investisseurs, on peut citer Vinod Khosla et son fonds Khosla Venture, mais aussi Thrive Capital et Infosys.
Il faut aussi signaler que la principale start-up rivale d’OpenAI (en dehors des géants Microsoft, Google et Amazon) se nomme Anthropic : elle a été fondée par des anciens d’OpenAI, qui ont pris une direction indépendante après la publication de Codex, et le manque de sécurité supposé d’OpenAI dans ses comportements. Citons en particulier Dario Amodei, qui était Vice President of Research chez OpenAI.
Les jours précédents le licenciement de Sam Altman
2 novembre
Une date importante, puisque ce jour-là, Sam Altman aurait fait parti des rares privilégiés d’OpenAI présent lorsque « le voile de l’ignorance et la frontière de la découverte » ont été repoussé « par OpenAI, pour la quatrième fois sans son histoire ». On n’en sais pas plus à date sur ce qu’a « vu » Sam Altman, mais on sait que lui – et l’ensemble de l’équipe qui compose OpenAI – est obsédé par l’idée de créer une AGI.
4 novembre
Il semble que Ilya Sutskever aurait été perturbé par les récentes découvertes, et les avancées plus globales d’OpenAI de ces derniers mois. Et qu’en tant que dirigeant de la nouvelle équipe Superalignment d’OpenAI, il était très préoccupé, et voyait que OpenAI se contentait d’ajouter des capacités techniques, au lieu d’émotions ou d’un véritable amour pour l’humain.
6 novembre
Le premier OpenAI DevDay a lieu, à San Francisco, et se passe bien globalement très bien, même si une petite partie des observateurs trouvent que c’est un échec partiel, parfois gênant à regarder.
Mais les GPTs introduits semblent une innovation très bonne pour affiner l’usage des LLM aux cas particuliers de chacun, et GPT-4 Turbo promet de booster encore plus le modèle d’IA le plus performant du monde.
Après cette journée, Greg et Sam s’orientent vers la collecte de nouveaux fonds. Ils visent une valorisation de 90 milliards, soit une multiplication par 3 par rapport aux derniers 30 milliards évoqués et évalués quelques mois plus tôt.
L’argent doit servir plusieurs desseins, mais le premier d’entre eux est le recrutement : les service RH d’OpenAI appellent alors déjà les concurrents (chez Google) pour leur proposer des forfaits de 10 millions de dollars sur 4 ans, et que s’ils rejoignent OpenAI « maintenant », ils feront partis de ceux qui bénéficieront des prochaines revalorisations de la start-up, et des retombées financières directes (valeur des actions) que cela inclut.
9 novembre
Greg Brockman est à Paris, et rencontre Emanuel Macron, puis participe à des réunions avec des investisseurs.
13 novembre
Dans une interview au Financial Times, Sam confirme pour la première fois que les travaux ont commencé autour de GPT-5 (même si on ne pouvait que s’en douter) et qu’il récolte des fonds.
14 novembre
OpenAI suspend l’ouverture aux abonnements de la version payante de ChatGPT, car ils sont totalement à court de capacité technique, face à l’afflux provoqué par le DevDay huit jours plus tôt.
Une saturation technique qui semble un problème de riche, mais qui traduit aussi un problème très grave chez OpenAI : comment allouer d’énormes ressources à la recherche et au développement – au sens strict – des futurs modèles (GPT-5, AGI, etc), qui sont extrêmement consommateurs de ressources, et en même temps servir les millions de nouveaux utilisateurs qui afflux.
Jeudi 16 novembre – Sam Altman est convoqué à une réunion du board par Ilya
Au sommet des PDG de l’APEC, Sam Altman confirme la découverte – l’observation – du début du mois, et fait sa dernière apparition publique en tant que CEO d’OpenAI. Visiblement sans se douter le moins du monde de ce qui va se dérouler le lendemain.
On ne le saura que par les informations transmises par Greg Brockman (voir plus bas), mais le 16 novembre, en fin de journée, Ilya Sutskever programme une réunion en visio avec Sam Altman pour le vendredi midi.
Toujours selon Greg, Mira Murati, à ce moment là CTO d’OpenAI et à qui il sera proposé le poste de CEO par intérim, a été informée dès le jeudi soir du licenciement à venir de Sam Altman.
Vendredi 17 novembre – Sam Altman est viré, Greg Brockman démissionne
A midi, Sam Altman rejoint donc une réunion Google Meet. Dedans, quatre membres du board l’attendent :
- Ilya Sutskever
- Adam D’Angelo
- Helen Toner
- Tasha McCauley
Le board d’OpenAI, à ce moment-là :

Il manque Greg Brockman, mais Sam Altman peut utiliser sa voix. Après un échange dont les éléments sont encore à l’heure actuelle méconnus, Sam Altman est finalement viré d’OpenAI.
Un peu plus tard, peu après midi, Greg Brockman dit avoir reçu un SMS de Ilya, lui demandant un échange rapide. Après s’être connecté à un Google Meet, Greg a été informé qu’il était démis de son poste de Président du conseil d’administration, « mais qu’il était vital pour l’entreprise et qu’il conserverait son poste », et que Sam Altman avait été licencié.
Très rapidement, OpenAI officialise ces changements via un post de blog : « OpenAI announces leadership transition ». Quelques heures plus tard, Sam Altman fera une déclaration officielle, sur Twitter :
« J’ai adoré mon séjour à OpenAI. Cela a été transformateur pour moi personnellement et, espérons-le, pour le monde un peu. J’ai surtout aimé travailler avec des personnes aussi talentueuses.
J’aurai plus à dire sur la suite plus tard. »
Un message qui provoque un tsunami, et dont on retiendra aussi ce mot de l’ancienne gloire du téléchargement illégal Kim Dotcom : « J’entends Elon rire jusqu’en Nouvelle-Zélande. »
L’ancien CEO de Google Eric Schmidt poste quelques heures plus tard :
« Sam Altman est un de mes héros. Il a bâti une entreprise de rien à une valeur de 90 milliards de dollars et a changé notre monde collectif pour toujours. J’ai hâte de voir ce qu’il fera ensuite. Moi et des milliards de personnes bénéficierons de son travail futur – ce sera tout simplement incroyable. Merci Sam Altman pour tout ce que vous avez fait pour nous tous. »
Une déclaration d’autant plus intéressante que le même jour, Eric Schmidt officialise la co-fondation, à Paris, avec Xavier Niel et Rodolphe Saadé, de « Kyutai« .
Kyutai compte aussi dans ses rangs le français Alexandre Défossez, de Meta (dont nous parlions aussi dans cet article sur une nouvelle technologie pour « lire dans les pensées »), et un Comité scientifique composé notamment du français Yann LeCun (souvent cité dans nos articles), Yejin Choi et Bernhard Schölkopf.
Toujours le vendredi, OpenAI a tenu une réunion majeure dans l’après-midi, au cours de laquelle Ilya Sutskever a défendu l’éviction d’Altman. Il a rejeté en bloc l’idée qu’exclure Altman équivalait à une « OPA hostile » et a affirmé qu’il était nécessaire de protéger la mission d’OpenAI consistant à « rendre l’IA bénéfique à l’humanité ».
Quelques heures après l’annonce du départ du CEO d’OpenAI, Satya Nadella et Microsoft publient un communiqué en fin de journée, évoquant le départ de Sam Altman et la suite des choses, telle qu’elle est alors envisagée :
« Comme vous l’avez vu lors de Microsoft Ignite cette semaine, nous continuons d’innover rapidement pour cette ère de l’IA, avec plus de 100 annonces sur l’ensemble de la pile technologique, depuis les systèmes, modèles et outils d’IA dans Azure jusqu’à Copilot. Plus important encore, nous nous engageons à offrir tout cela à nos clients tout en bâtissant pour l’avenir.
Nous avons un accord à long terme avec OpenAI avec un accès complet à tout ce dont nous avons besoin pour réaliser notre programme d’innovation et une feuille de route de produits passionnante ; et nous restons attachés à notre partenariat, ainsi qu’à Mira et à l’équipe. Ensemble, nous continuerons à faire bénéficier le monde des avantages significatifs de cette technologie. »
Greg Brockman poste un long message expliquant le contexte de son départ, et du licenciement de Sam Altman :
« Sam et moi sommes choqués et attristés par ce que le conseil d’administration a fait aujourd’hui.
Disons d’abord merci à toutes les personnes incroyables avec qui nous avons travaillé chez OpenAI, nos clients, nos investisseurs et tous ceux qui nous ont contactés.
Nous aussi, nous essayons toujours de comprendre exactement ce qui s’est passé. Voici ce que nous savons:
- Hier soir, Sam a reçu un texto d’Ilya lui demandant de parler vendredi midi. Sam a rejoint un Google Meet et tout le conseil d’administration, à l’exception de Greg, était là. Ilya a dit à Sam qu’il était licencié et que la nouvelle serait publiée très bientôt.
- À 12h19, Greg a reçu un SMS d’Ilya demandant un appel rapide. À 12h23, Ilya a envoyé un lien Google Meet. Greg a été informé qu’il était démis du conseil d’administration (mais qu’il était vital pour l’entreprise et qu’il conserverait son rôle) et que Sam avait été licencié. À peu près au même moment, OpenAI a publié un article de blog.
- À notre connaissance, l’équipe de direction en a été informée peu de temps après, à l’exception de Mira qui l’a découvert la nuit précédente.
L’élan de soutien a été vraiment agréable ; merci, mais ne perdez pas de temps à vous inquiéter. Ça ira pour nous. De plus grandes choses arrivent bientôt. »
Dans la soirée, trois chercheurs seniors d’OpenAI démissionnent, dont le director of Research Jakub Pachocki et Head of Preparedness Aleksander Madry.
Samedi 18 novembre – Une journée de flottement et de négociations
Dans une note interne (obtenue par la société Axios) et envoyée samedi matin, Brad Lightcap, COO d’OpenAI, a expliqué que l’annonce de la veille « avait pris la direction par surprise », et que celle-ci avait eu « plusieurs conversations avec le conseil d’administration pour essayer de mieux comprendre les raisons et le processus derrière leur décision ». Les discussions se poursuivaient alors encore le samedi matin, selon la note.
D’après Brad Lightcap, c’est « une certitude » que « la décision du conseil d’administration n’a pas été prise en réponse à un délit ou à quoi que ce soit lié à nos pratiques financières, commerciales, de sûreté ou de sécurité/confidentialité », et qu’il s’agit d’un conflit direct entre Sam Altman et certaines personnes du board.
Sam Altman poste de nouveaux messages sur Twitter, dont ce premier, qui commence par « I love you all », qui semble une référence (pas très subtile) à Ilya Sutskever. Il commente aussi les événements :
« Je vous aime tous.
Aujourd’hui, ce fut une expérience étrange à bien des égards. mais ce qui est inattendu, c’est que cela a été un peu comme lire votre propre éloge funèbre de votre vivant. l’effusion d’amour est impressionnante.
Un point à retenir : allez dire à vos amis à quel point vous les trouvez géniaux. »
Et il continue 25 minutes plus tard avec un deuxième message, plus énigmatique :
« Si je commence à partir, le conseil d’administration d’Openai devrait me poursuivre pour la pleine valeur de mes actions. »
Sam Altman ne détient – à ce moment-là – aucune action d’OpenAI.
Dans le même temps, il a déjà dit à certains investisseurs d’OpenAI (mais pas que) qu’il envisageait de lancer une nouvelle entreprise, avec l’appui de Greg Brockman. Les investisseurs, furieux de la tournure des événements, ont eux commencé en parallèle à faire pression sur le board d’OpenAI pour qu’il réintègre Sam Altman, avec notamment l’appui de Satya Nadella directement.
Pendant un temps, dans la journée de samedi, il aurait été question que le conseil d’administration ait accepté « en principe » de démissionner et de permettre à Sam Altman et Greg Brockman de revenir.
Dans la soirée, Sam Altman publie une nouvelle déclaration d’amour succincte mais directe à ses anciens collègues d’OpenAI :
« J’aime tellement l’équipe Openai. »
Dimanche 19 novembre – Sam Altman est chez OpenAI (en guest), mais Emmett Shear est nommé CEO
Sam Altman se rend le dimanche dans les locaux d’OpenAI, non plus comme le CEO et co-fondateur de l’entreprise, mais comme un simple guest. Une situation qui l’amuse, et il poste une photo de lui avec le badgeholder aux couleurs de la start-up, et un commentaire qui en dit long : « Première et dernière fois que je porte l’un de ces trucs. »
Quelques minutes plus tard, son collègue d’OpenAI Jason Kwon, le Chief Strategy Officer, poste les coulisses de la photo :

Jason Kwon, dont on sait qu’il est alors avec Brad Lightcap et Mira Murati parmi les hauts dirigeants les plus actifs à pousser pour le retour d’Altman, auprès du CA de OpenAI.
Mais finalement, dimanche soir, Ilya Sutskever déclare en interne que Sam Altman ne sera pas réintégré, alors que le souhaitaient explicitement de nombreux employés.
De plus, il introduit Emmett Shear, co-fondateur de la plateforme de streaming Twitch (achetée par Amazon), comme nouveau CEO par intérim, en remplacement de Mira Murati, qui est passée du côté de Altman dans les négociations.
Fait intéressant, Emmett Shear et Sam Altman faisaient tous les deux parties de la même promo de Y-Combinator, la toute première, en 2005, et peuvent être vus ensemble sur cette photo :

Sur la photo on voit à côté de Sam Altman (à sa droite, alors que Paul Graham est à sa gauche) Aaron Swartz, dont le suicide en 2013 avait profondément marqué. Figure aussi Alexis Ohanian, co-fondateur de Reddit.
La première déclaration de Emmett Shear comme CEO d’OpenAI
Quelques heures plus tard, en fin de soirée, Emmett Shear poste un long message, et se présente en tant que nouveau CEO d’OpenAI, avant de détailler sa feuille de route :
« Aujourd’hui, j’ai reçu un appel m’invitant à envisager une opportunité unique : devenir PDG par intérim de OpenAI. Après avoir consulté ma famille et réfléchi quelques heures seulement, j’ai accepté. J’avais récemment démissionné de mon poste de PDG de Twitch en raison de la naissance de mon fils, aujourd’hui âgé de 9 mois. Passer du temps avec lui a été tout aussi gratifiant que je le pensais, et j’évitais volontiers un emploi à temps plein. J’ai accepté ce poste parce que je crois qu’OpenAI est l’une des entreprises les plus importantes qui existent actuellement. Lorsque le conseil d’administration a partagé la situation et m’a demandé d’assumer ce rôle, je n’ai pas pris la décision à la légère. En fin de compte, j’ai senti que j’avais le devoir d’aider si je le pouvais.
J’ai passé la journée à boire (de l’eau) autant que possible, à parler avec le conseil d’administration, un petit nombre de partenaires majeurs et à écouter les employés. Notre partenariat avec Microsoft reste solide et ma priorité dans les semaines à venir sera de m’assurer que nous continuons à bien servir tous nos clients. Les employés d’OpenAI sont extrêmement impressionnants, comme vous l’avez peut-être deviné, et axés sur leur mission à l’extrême. Et il est clair que le processus et les communications autour du retrait de Sam ont été très mal gérés, ce qui a sérieusement entamé notre confiance.
J’ai un plan en trois points pour les 30 prochains jours :
- Recruter un auditeur indépendant pour approfondir l’ensemble du processus ayant conduit à cette situation et générer un rapport complet.
- Continuez à parler au plus grand nombre possible de nos employés, partenaires, investisseurs et clients, prendre de bonnes notes et partager les principaux points à retenir.
- Réformer l’équipe de direction et le board à la lumière des récents départs pour en faire une force efficace pour générer des résultats pour nos clients.
En fonction des résultats que nous en tirerons, je conduirai des changements au sein de l’organisation, jusqu’à et y compris en insistant fortement pour des changements significatifs en matière de gouvernance si nécessaire. Je les déploierai au fur et à mesure qu’ils deviendront clairs au cours de la période de 30 jours. La stabilité et le succès d’OpenAI sont trop importants pour permettre à des troubles de les perturber ainsi. Je m’efforcerai également de répondre aux principales préoccupations, même si dans de nombreux cas, je pense qu’il faudra peut-être plus d’un mois pour réaliser de véritables progrès.
Je n’ai que du respect pour ce que Sam et toute l’équipe OpenAI ont construit. Il ne s’agit pas seulement d’un projet de recherche et d’un logiciel incroyables, mais d’une entreprise incroyable. Je suis ici parce que je le sais et je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour le protéger et le développer davantage.
Il est maintenant 1h du matin et je récupère ça demain.
PS : je publie ceci ici (sur Twitter NDLR) parce que je pense qu’il est dans l’intérêt du grand public de le savoir dans ce cas, mais ne vous attendez pas à ce que toutes les futures communications internes passent par un canal public.
PPS : Avant d’accepter ce poste, j’ai vérifié le raisonnement derrière le changement. Le conseil d’administration n’a pas renvoyé Sam en raison d’un désaccord spécifique sur la sécurité, leur raisonnement était complètement différent de celui-là. Je ne suis pas assez fou pour accepter ce poste sans le soutien du conseil d’administration pour commercialiser nos superbes modèles. »
La folle semaine d’achève, et nul ne sait quelle sera la suite des événements pour OpenAI, ses équipes et ses anciens co-fondateurs.
Lundi 20 novembre – Sam Altman rejoint Microsoft, ou pas, Ilya regrette et les employés menacent
Le lundi 20 novembre, c’est d’un autre tiers de cette histoire que l’annonce choc survient : Satya Nadella, le CEO de Microsoft, poste un tweet dans lequel il indique Sam Altman, Greg Brockman, et une partie des équipes d’OpenAI rejoindront Microsoft pour diriger une nouvelle équipe de recherche avancée sur l’IA :
« Nous restons attachés à notre partenariat avec OpenAI et avons confiance dans notre feuille de route produit, dans notre capacité à continuer à innover avec tout ce que nous avons annoncé lors de Microsoft Ignite et à continuer à soutenir nos clients et partenaires. Nous sommes impatients de faire connaissance avec Emmett Shear et la nouvelle équipe de direction d’OAI et de travailler avec eux. Et nous sommes extrêmement heureux d’annoncer que Sam Altman et Greg Brockman, ainsi que leurs collègues, rejoindront Microsoft pour diriger une nouvelle équipe de recherche avancée sur l’IA. Nous sommes impatients d’agir rapidement pour leur fournir les ressources nécessaires à leur réussite. »
Sam Altman répond alors : « La mission continue. » en partageant le tweet de Satya. Et ce dernier commente cette réponse :
« Je suis très heureux de vous voir rejoindre en tant que PDG de ce nouveau groupe, Sam, qui donne un nouveau rythme à l’innovation. Nous avons beaucoup appris au fil des années sur la manière de donner aux fondateurs et aux innovateurs un espace pour construire des identités et des cultures indépendantes au sein de Microsoft, notamment GitHub, Mojang Studios et LinkedIn, et j’ai hâte que vous fassiez de même. »
Une réponse à laquelle Greg Brockman apporte des éléments, dont le premier board envisagé pour cette nouvelle structure :
« Nous allons construire quelque chose de nouveau et ce sera incroyable. Leadership initial (plus bientôt) : Jakub Pachocki, Szymon Sidor, Aleksander Madry, Sam Altman et moi. La mission continue. »
Au milieu de la nuit, à 2h du matin, Brad Lightcap (COO) poste : « OpenAI is nothing without its people« , qui sera ensuite massivement repris par les employés de la start-up, et beaucoup auront en retour une réponse de Sam Altman simple : un coeur.

Le mouvement semble lancé du côté de OpenAI pour une rébellion générale des presque 800 employés contre le conseil d’administration. Une lettre ouverte est écrite, adressée au CA, demandant à ses membres de démissionner et de réintégrer Sam Altman. Fait notable, on trouvera dans les tout premiers signataires de cette lettre Ilya Sutskever…
Au levé du jour, vers 5h du matin, Ilya Sutskever poste justement ses regrets sur Twitter :
« Je regrette profondément ma participation aux actions du conseil d’administration. Je n’ai jamais eu l’intention de nuire à OpenAI. J’aime tout ce que nous avons construit ensemble et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour réunir l’entreprise. »
Un message qui a fait réagir son ancien collègue Elon Musk (dont il disait récemment « Ilya a une bonne boussole morale et ne recherche pas le pouvoir »), qui demande alors :
« Pourquoi as-tu pris une mesure aussi radicale ?
Si OpenAI fait quelque chose de potentiellement dangereux pour l’humanité, le monde doit le savoir. »
Mais aussi Sam Altman, qui a commenté les mots de Ilya avec trois coeurs, quelques minutes plus tard (tout comme Greg Brockman, plus tard dans la journée).
Dans la matinée, Altman fait une nouvelle déclaration, vers 10h :
« L’équipe de direction d’Openai, en particulier Mira Brad et Jason, mais tous, ont fait un travail incroyable grâce à cela qui restera dans les livres d’histoire.
Incroyablement fier d’eux. »
Greg Brockman cite le message, et ajoute le commentaire suivant : « Je ne peux pas exagérer le niveau de fierté et de respect que je ressens pour Mira Murati, Brad Lightcap, Jason Kwon et le reste de l’équipe de direction pour leur réponse à cette crise. Une équipe, une mission. »
Sam Altman poste aussi deux autres déclaration, à propos de la situation et des suites que cela va avoir pour OpenAI et Microsoft. Une première :
« Nous avons plus d’unité, d’engagement et de concentration que jamais auparavant. Nous allons tous travailler ensemble d’une manière ou d’une autre, et je suis tellement excité.
Une équipe, une mission. »
Puis une seconde :
« Ma priorité absolue et celle de Satya restent de garantir qu’Openai continue de prospérer. Nous nous engageons à assurer pleinement la continuité des opérations à nos partenaires et clients.
Le partenariat OpenAI/Microsoft rend cela tout à fait réalisable. »
Peter Welinder, VP of product d’OpenAI poste un tweet à charge à propos du CA, partagé et commenté d’un coeur par Greg Brockman :
« Beaucoup d’entre nous ont travaillé avec Sam et Greg depuis des années. Ce sont parmi les personnes les plus gentilles et les plus intègres qui soient. Bien sûr, nous les rejoindrons.
Trois membres du conseil d’administration, qui ne s’engagent jamais en interne, ont eu trois jours pour raconter leur histoire, et ils sont restés silencieux. Il n’y a rien là-bas. »
Fraîchement nommé, le nouveau CEO, Emmett Shear, n’arrive pas à obtenir d’explication écrite officielle sur les raisons qui ont poussé le conseil d’administration à licencier Altman. Des raisons qui n’ont pas non plus été partagées avec les investisseurs.
Pire : Les employés ont répondu à l’arrivée de Emmett Shear, dans la messagerie Slack d’OpenAI, avec un emoji « fuck ».
On apprend aussi plusieurs informations annexes mais importantes dans la journée du 20 novembre, comme que l’ancien CEO de GitHub, Nat Friedman, a refusé le poste de CEO par intérim d’OpenAI. GitHub a été acquis en 2018 par Microsoft, contre 7,5 milliards de dollars. Friedman est aussi un investisseur chevronné, et très actif autour de l’écosystème de start-up IA. Alex Wang, co-fondateur et CEO de Scale AI aurait aussi été approché, mais aurait également décliné très vite la proposition.
Au fur et à mesure de la journée, la lettre des employés d’OpenAI au Board compte de plus en plus de signataires, dépassant les 300, puis les 500, puis les 700.
Au point qu’on se demande alors qui restera chez OpenAI si Sam Altman n’est pas réintégré :
La situation semble d’autant plus critique que l’ensemble des employés d’OpenAI sait qu’un pont direct leur sera proposé pour suivre Altman et Brockman chez Microsoft. Au point que certains observateurs parlent d’un rachat « gratuit » d’OpenAI, d’où certaines plaisanteries :
Enfin, citons le soutien apporté par le CTO de Microsoft, Kevin Scott :
« Je voulais prendre un moment pour dire à tous les gens incroyablement talentueux d’Open AI avec lesquels j’ai eu le privilège de travailler depuis des années : nous allons continuer à vous soutenir et à soutenir le travail important que vous faites, quoi qu’il arrive. . Sam Altman, Satya Nadella et moi vous soutenons. »
Mardi 21 novembre – Sam Altman ne semble pas finalement rejoindre Microsoft, les négociations se poursuivent avec le CA d’OpenAI
Mardi matin, à l’heure de Paris, on apprend que 710 des 770 employés d’OpenAI ont signé la lettre, et que ce nombre va probablement encore augmenter.
Et d’après The Verge, le passage d’Altman chez Microsoft n’est finalement pas une affaire conclue, et Altman et Brockman sont toujours plutôt en train d’essayer de revenir chez OpenAI. L’un des points problématiques principaux restant le même : la partie hostile du conseil d’administration qui a conduit à leurs départs.
Mais cette défection potentielle de plus de 90% des employés d’OpenAI pousse aussi l’un des investisseurs principaux, Vinod Khosla, à appeler publiquement au départ du CEO nommé la veille, Emmett Shear, à démissionner :
« Il est temps pour Emmett Shear de démissionner avant de devenir la seule employée d’OpenAI. Il est temps de lui envoyer un message à tout le monde. »
On apprend aussi le mardi que le conseil d’administration d’OpenAI a contacté Dario Amodei, co-fondateur et PDG du rival Anthropic (et ancien de OpenAI, comme expliqué précédemment), au sujet d’une éventuelle fusion des deux sociétés. L’idée est aussi de tenter de faire de Dario Amodei le vrai remplaçant de Sam Altman à la tête de OpenAI (et/ou de la nouvelle entité issue de la fusion avec Anthropic). Il n’est pas clair si la proposition de fusion a donné lieu à des discussions avancées. Mais il est sûr que Dario Amodei a rapidement refusé l’offre.
On apprend aussi que quelque soit où l’endroit où Sam Altman ira (mais plus vraisemblablement soit chez OpenAI soit Microsoft), Satya Nadella et Microsoft le soutiendront.
Dans la journée, alors que la situation ne semble pas se dénouer, Paul Graham s’interroge :
« L’idée d’une confrontation entre 3 membres du conseil d’administration et 95 % des employés d’une organisation est si sans précédent qu’elle semble presque grammaticalement mal formulée. Je n’aurais même pas pensé qu’une telle chose était possible.
Si 95 % ne compte pas comme un vote de censure, quel chiffre le serait ? »
Il ajoute ensuite :
« La preuve que cela est très sérieux est qu’Ilya Sutskever a changé de camp. Quelle que soit la motivation initiale du conseil d’administration, il devait le savoir. Et pourtant, il fait désormais partie des 95 %. »
Kevin Scott assure lui que tout le monde chez OpenAI sera le bienvenu chez Microsoft dans les mêmes conditions que leur package actuel :
« À mes partenaires d’OpenAI : nous avons vu votre pétition et apprécions votre désir de rejoindre potentiellement Sam Altman au nouveau laboratoire de recherche en IA de Microsoft. Sachez qu’en cas de besoin, vous occupez un rôle chez Microsoft qui correspond à votre rémunération et fait progresser notre mission collective. »
Mais les négociations se poursuivent en coulisse, et il semble clair que :
- Sam Altman préfère totalement retourner chez OpenAI que créer une nouvelle entité chez Microsoft.
- Mais que si ce doit être le cas, il sera suivi par presque l’intégralité de l’équipe qu’il a développé au cours des huit années passées.
Cette deuxième situation pose aussi un certain nombre de questions légales, et pourrait amener à une situation catastrophique pour OpenAI : on parle de poursuite en justice des investisseurs et du conseil d’administration, de conflits d’intérêt avec Microsoft en cas de défection massive des équipes d’OpenAI, etc… Une solution existe, mais en réalité elle ne solutionne rien.
Mercredi 22 novembre – Sam Altman retourne finalement chez OpenAI : « We are so back »
Finalement, le feuilleton touche à sa fin, en fin de soirée le mardi 21 (soit au matin du mercredi 22 novembre en France), avec cette déclaration officielle de OpenAI :
« Nous avons conclu un accord de principe pour que Sam Altman revienne chez OpenAI en tant que CEO avec un nouveau conseil d’administration initial composé de Bret Taylor (président), Larry Summers et Adam D’Angelo.
Nous collaborons pour terminer les détails. Merci beaucoup pour votre patience. »
Sam Altman, commente cette publication avec quelques coeurs, et poste lui-même ensuite :
« J’adore OpenAI, et tout ce que j’ai fait ces derniers jours a servi à maintenir cette équipe et sa mission ensemble. Lorsque j’ai décidé de rejoindre Microsoft dimanche soir, il était clair que c’était la meilleure voie pour moi et l’équipe. Avec le nouveau conseil d’administration et le soutien de Satya, j’ai hâte de revenir à OpenAI et de bâtir sur notre solide partenariat avec Microsoft. »
Satya Nadella reprend la déclaration de Sam, et ajoute son propre point de vue :
« Nous trouvons encourageants les changements apportés au conseil d’administration d’OpenAI. Nous pensons qu’il s’agit d’une première étape essentielle sur la voie d’une gouvernance plus stable, mieux informée et plus efficace. Sam, Greg et moi avons discuté et convenu qu’ils avaient un rôle clé à jouer aux côtés de l’équipe de direction de l’OAI pour garantir que OAI continue de prospérer et de poursuivre sa mission. Nous sommes impatients de bâtir sur notre partenariat solide et de fournir la valeur de cette nouvelle génération d’IA à nos clients et partenaires. »
Le second CEO par interim d’OpenAI, Emmett Shear, s’est félicité de cette issue (qui le prive pourtant de son tout nouveau job) :
« Je suis profondément satisfait de ce résultat, après ~72 heures de travail très intense. En arrivant à OpenAI, je ne savais pas quelle serait la bonne voie. C’était la voie qui maximisait la sécurité tout en faisant le bien par toutes les parties prenantes impliquées. Je suis heureux d’avoir fait partie de la solution. »
Greg Brockman s’est aussi rapidement félicité de ce dénouement :
« Des progrès incroyables réalisés aujourd’hui. Nous reviendrons plus forts et unis que jamais. »
« Retour à OpenAI et retour au codage ce soir. »
Et une heure plus tard, il poste une photo de lui avec sa team, dans les locaux d’OpenAI, reprenant une des formules devenue célèbre de Sam Altman : « We are so back » :
Un dénouement que Brockman avait visiblement senti venir depuis plusieurs heures déjà, puisque la veille, il faisait la promotion de la dernière fonctionnalité de ChatGPT ouverte aux utilisateurs gratuits, ChatGPT Voice, alors qu’il n’était donc plus chez OpenAI officiellement depuis plus de quatre jours. La passion, sûrement, mais aussi une certaine idée des choses qui allaient se finaliser ensuite.
Parmi les conditions connues du retour de Sam Altman, une enquête sur son comportement
Peu d’éléments sont pour le moment connus sur les négociations finales qui ont abouti au retour du ro… de Sam Altman à la tête d’OpenAI. Mais d’après Bloomberg, une partie de l’accord pour réintégrer le CEO compte une enquête interne sur sa conduite.
Une information qui vient corroborer une lettre partagée quelques heures plus tôt par Elon Musk, émanant d’anciens employés d’OpenAI, qui demande une enquête sur Sam Altman et Greg Brockman, alléguant plusieurs faits :
Si la page du lien partagé par Elon Musk n’est plus accessible, voici la lettre en question :


On note donc que ces anciens employés d’OpenAI parlent de « manipulations » faites par Sam Altman et Greg Brockman, qui seraient « drivés par leur insatiable envie de créer une AGI ». Mais la liste des accusations semble finalement assez maigre et ne porter que sur des détails, même si chacun s’en fera son idée.
Sam Altman ne serait plus au CA ?
D’après The Information, Sam Altman « ne sera pas membre du conseil d’administration » dans le cadre du compromis qui a permis d’obtenir un accord pour son retour. Le média confirme aussi que Altman « a accepté de faire l’objet d’une enquête interne ».
Bloomberg indique que jusqu’à neuf autres administrateurs seront nommés dans les prochains jours. Le nouveau président du conseil d’administration devrait être Bret Taylor, ancien PDG de Salesforce, et l’ancien secrétaire au Trésor Larry Summers serait le troisième administrateur, les deux hommes rejoignant Adam D’Angelo à la place de Helen Toner et Tasha McCaulen.
Résumé – TLDR
Le vendredi 17 novembre, Sam Altman est convoqué à une réunion avec le conseil d’administration (CA) d’OpenAI, où il est évincé de son poste de CEO. Mira Murati est désignée CEO par interim à sa place. Greg Brockman, seule autre membre du board (sur six) à aller dans le sens de Sam Altman est démis de son poste de Président du CA, et quitte son poste chez OpenAI quelques heures plus tard.
Dans les jours qui suivent, les investisseurs (Khosla, Microsoft…) cherchent à réintégrer Altman au poste de CEO. Le conseil d’administration choisit finalement Emmett Shear (anciennement de Twitch) à la place d’un retour de Sam, et de Mira Murati, cette dernière ayant publiquement pris position pour Sam Altman.
Dans la foulée, on apprend que Microsoft embauche Altman et Brockman pour créer une nouvelle entité indépendante (mais rattachée à Microsoft) dédiée à l’IA, où pourront les suivre les démissionnaires d’OpenAI qui le voudraient – aussi nombreux soient-ils. Sam Altman va dans le sens de cette annonce.
Ilya Sutskever, exprime ses regrets pour les actions du conseil d’administration. Et la crise s’aggrave : Certains investisseurs envisagent d’annuler leur investissement et continuent d’essayer de faire revenir Altman, et en quelques heures, plus de 700 employés (sur presque 800) menacent de démissionner et de rejoindre Microsoft si Altman ne revient pas.
Ils exigent la démission du conseil d’administration. Au risque de dédire les déclarations communes du jour, Satya Nadella, dit qu’il serait d’accord avec un retour du duo Altman-Brockman chez OpenAI.
Finalement, un accord est conclu qui permet à Sam et Greg de reprendre leurs fonctions chez OpenAI, même si des changements vont intervenir dans le conseil d’administration qui dirige la start-up. Et des zones d’ombres autour du comportement de Sam Altman sont à éclaircir.
Un règlement final du conflit qui a permis d’éviter à une entreprise valorisée environ 90 milliards de dollars un jeudi soir de n’en valoir plus que quelques centaines de millions le jeudi suivant.
Une histoire qui pourrait cependant encore connaître quelques rebondissements dans les heures et les jours à venir.
Et dont on attend toujours de connaître les éléments déclencheurs : Pourquoi le conseil d’administration a-t-il vraiment licencié Sam Altman ? Qui a intrigué et influencé qui ? Adam D’Angelo ? Helen Toner ? À qui profitait vraiment le départ du fondateur ? Est-ce que Satya et Microsoft sont aussi blancs et bienveillants qu’ils veulent le faire paraître ? Pourquoi Ilya s’est-il retourné contre ses collègues co-fondateurs et amis, avant de finalement faire machine arrière quelques jours plus tard ? Qui va devoir subir les conséquences du retour de Sam et Greg ? Sam Altman est-il ce dirigeant humble et bienveillant que l’on décrit, ou l’antagoniste ultime qui deviendra bientôt l’homme le plus riche du monde grâce à une AGI démoniaque ?
Une liste de questions qui pourrait encore se poursuivre très longtemps…
Des informations complémentaires à apporter à cette incroyable histoire ? victor@arielworld.fr


